07 novembre 2009
28ème séance
Je suis arrivée à la séance sans avoir fait l'agenda de mes crises d'angoisse que le psy m'avait demandé. Je n'en avais fait qu'une en trois semaine. L'avant veille au soir.
Cela m'a permis d'une part de me rendre compte qu'une crise d'angoisse en 3 semaine, c'est pas beaucoup ; et d'autre part, cela m'a permis de parler au psy d'un point de ma vie privée que je n'avais pas encore réussi à évoquer avec lui et qui était le sujet de la crise d'angoisse.
Le psy a proposé que nous travaillions sur ce point, avec méthode, comme d'habitude. Il m'a donné un objectif à remplir pour la prochaine fois.
Et il a oublié de me renouveler l'ordonnance pour les anti-dépresseurs, comme d'habitude.
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18 octobre 2009
27ème séance
A cette séance, je suis arrivée tendue. Une crise d'angoisse me tenait le ventre depuis quelques heures.
Le psy m'a fait faire un exercice destiné à désamorcer les crises d'angoisse. Le principe est de se repasser la journée minute par minute pour trouver le moment où on a commencé à me mal être et ainsi comprendre ce qui l'a déclenché pour mieux le relativiser. Les anxieux sont ceux qui n'ont pas cette démarche naturellement et ont la sensation d'avoir été anxieux toute la journée sans savoir pour quelle raison.
Après m'avoir fait constater que la démarche faisait tomber le niveau d'anxiété, le psy m'a demandé d'appliquer cette technique à l'avenir et de faire un agenda de mes crises d'angoisses pour la prochaine fois.
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27 septembre 2009
26ème séance
Au cours de cette séance, j'étais déprimée. J'ai pleuré pour la première fois devant ce psy.
Nous avons parlé de l'objet de cette déprime : mon travail. Le sentiment de ne plus faire un travail aussi intéressant que quand j'étais dans le public. D'avoir perdu beaucoup en partant dans le privé : mes projets.
Il a décortiqué ce que j'ai dit et a tout rationalisé, comme à son habitude. Mes projets ne pouvaient plus se concrétiser dans le public. S'ils ont une chance de l'être, c'est dans le privé.
J'ai demandé à ce qu'on se voit plus souvent. Il a rapproché les rendez-vous à 3 semaines.
08:35 Publié dans La thérapie, Les séances | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : phobie, sociale, anxiété, thérapie, cognitive, comportementale
13 juillet 2009
25ème séance
Pas de problème cette fois non plus pour aller voir le psy.
Voici le résultat du questionnaire : +48 sur une échelle qui va de -90 à +90.
Je suis partie de -49, me voilà à +48... Impressionnant. Mais, comme je le dis au psy depuis plusieurs séances, j'ai toujours l'impression d'avoir beaucoup de problèmes, puisque j'ai encore beaucoup de difficultés avec mes proches. Mais là, on sort du postulat.
Ceci-dit, je ressens la différence avec les non-proches et cela me rend la vie plus facile.
En ce qui concerne mes difficultés dans le couple, le psy m'a demandé de réfléchir à la question suivante :
est-ce que mon manque d'initiatives vient de ma phobie ou bien est-ce que c'est dans ma nature.
Je lui ai fait remarquer qu'à la séance précédente, il avait été beaucoup plus catégorique à ce sujet en m'annonçant que mon manque d'envie venait de ma personnalité et non de ma phobie. A cela, il a répondu que je ne lui semblais pas malheureuse ou frustrée comme si j'étais quelqu'un qui a des envies mais qui n'ose pas les dire du fait de sa phobie.
Je lui ai répondu que peut-être qu'avec le temps j'ai appris à taire ces envies et qu'elles se sont éteintes.
Il m'a demandé d'approffondir cette réflexion pour la prochaine fois.
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08 juin 2009
24ème séance
Au cours de la vingt-quatrième séance, nous avons fait le point sur ma santé. Cela va mieux.
Nous pouvons donc avancer.
Le psy m'a donné le questionnaire à remplir à nouveau pour la prochaine fois, pour voir où j'en suis.
Nous avons parlé d'où j'en suis dans ma phobie : je suis débarrassée du postulat à 95%, de ma timidité à timidité 95%.
Il m'a demandé de parler de mes problèmes avec les proches : je suis en plein dedans. J'ai des difficultés avec mon compagnon depuis un moment. Et c'est devenu mon principal souci.
Le psy m'a fait décrire des situations problématiques. Il en a conclu que tout n'est pas lié à ma névrose, qu'il y a des choses qui font partie de ma personnalité. Le fait que mon compagnon attende des changements au sujet de ces choses également va le conduire à une déception. Je n'ai pas que des problèmes liés à ma phobie, j'ai aussi un problème de couple.
Tout n'est pas dû à la phobie...
08:12 Publié dans La thérapie, Les séances, L'échelle d'affirmation de soi, Postulat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : phobie, sociale, anxiété, thérapie, cognitive, comportementale
02 mai 2009
Temps mort
Mardi dernier, j'avais rendez-vous avec le psy en début de matinée. Je n'y suis pas allée, l'angoisse a pris le dessus. Je ne suis pas fière de moi, d'autant que cela repousse le prochain rendez-vous à la fin du mois de mai. Ca m'embête beaucoup de ne pas avoir surmonté l'angoisse pour aller voir le psy. Cela avait fonctionné la fois d'avant.
Le psy a contourné le problème en me donnant rendez-vous un lundi et non un mardi pour la prochaine fois.
On verra.
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02 avril 2009
23ème séance
La vingt-troisième séance s'est déroulée le matin, juste avant mon travail. Ça tombait bien, les deux mardis précédants je n'avais pas pu m'y rendre en raison de fortes crises d'angoisse et de grande fatique. Je me suis donc levée, et pas recouchée, pour le psy et j'ai pu allez au travail après.
Je l'avais appelé la semaine précédante pour lui faire part du fait que je ne m'étais pas rendue deux mardis de suite à mon travail. Il m'avait conseillé de ne pas hésiter à prendre des anxiolytiques pour passer le cap et être capable d'y aller, et puis de réfléchir à ce qui provoquait cette angoisse, qu'il a qualifié de panique. Pour moi il ne s'agissait pas de crise de panique. Je ne pense pas avoir déjà vécu une crise de panique. Ce doit être beaucoup plus fort que ce que j'ai ressenti déjà.
Comme d'habitude, je n'ai réussi à trouver une explication à mes crises d'angoisse que 5 minutes avant le rendez-vous. J'ai peur que mes collègues ne m'aiment plus. Mes collègues proches, ceux que j'apprécie.
Quand j'ai raconté au psy mes deux jours d'absentéisme, il a dit "bien fait pour eux!". C'est une façon de dédramatiser qui m'a beaucoup plu.
Et puis il m'a expliqué une chose que j'aurai pu formuler moi-même, ceux de mes collègues qui ne comprendraient pas mon choix et m'en voudraient ne mériteraient pas que je m'en fasse pour eux. Ceux qui le méritent sont ceux qui ont compris mon choix.
Ce qui est précisément la réalité.
10:01 Publié dans La thérapie, Les séances | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : phobie, sociale, anxiété, thérapie, cognitive, comportementale
09 mars 2009
22ème séance
Toujours déprimée, moins d'anxiété.
Le psy m'a demandé pourquoi. Comme je n'arrivais à lui dire, il m'a demandé depuis quand.
"C'est depuis que j'ai refusé de postuler sur un temps plein dans le public."
Il m'a demandé quelle part de l'activité du temps plein correspond exactement à ce que j'aime y faire : la recherche. Cela représente un tiers du temps, si je suis réaliste et que j'envisage comment cela sera dans quelques années. Il m'a alors expliqué que ce tiers de temps de recherche, je pourrai tout à fait le faire en étant pas titulaire du public. Donc je n'ai pas à déprimer. Ce qui me tient à coeur n'est pas perdu. Ce qui est perdu, c'est la qualité du service fourni par ce secteur du public. Donc je ne dois pas avoir de regret à le quitter.
CQFD.
Il m'a dit que je dois faire le deuil, certes, mais le deuil de la REALITE, pas le deuil de l'utopie que je me suis créé et triant les souvenirs des années passées dans le public.
La réalité, c'est que c'est le merdier.
Il m'a dit aurevoir en me disant "la réalité, pensez à la réalité".
13:44 Publié dans La thérapie, Les séances, Mon bulletin de santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : phobie, sociale, anxiété, thérapie, cognitive, comportementale
28 février 2009
21ème séance
Toujours déprimée, avec beaucoup d'anxiété.
Le psy m'a demandé pourquoi.
Quand on me pose la question, la première réponse qui me vient à l'esprit est très vite masquée par une sorte d'auto-censure qui me fait répondre "j'en sais rien". Quand je suis devant le psy, je sais que je n'ai pas le choix. Si je veux avancer, je dois lui répondre. Alors je lui réponds.
"C'est à cause de mon travail. Je viens de refuser de postuler sur un temps plein (dans le secteur public)."
Le psy m'a donné son point de vue sur l'avenir du public et m'a dit que ce n'est pas parce que je ne serai jamais temps plein dans le public que je ne pourrai pas faire ce qui me plaît.
Je lui ai dit que, du coup, je n'ai pas fait ce qu'il m'avait demandé de faire la dernière fois, étant donné que j'avais déjà du mal à me lever pour aller bosser le matin. Il m'a dit qu'en effet ce n'est plus la priorité. Il faut d'abord que je sorte de cet épisode dépressif.
Il m'a dit d'augmenter la dose d'antidépresseurs.
Ce à quoi j'ai répondu que c'était déjà fait.
13:29 Publié dans La thérapie, Les séances, Mon bulletin de santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : phobie, sociale, anxiété, thérapie, cognitive, comportementale
27 janvier 2009
20ème séance
Je suis arrivée à la 20ème séance anxieuse et déprimée.
Le psy l'a perçu tout de suite et m'a demandé de lui raconter ce qui se passait. Je lui ai raconté les disputes violentes avec mon compagnon. Il m'a demandé de lui expliquer ce qui butait entre mon compagnon et moi.
La prise d'initiative.
Il m'a dit que ça tombait à pic dans ma thérapie. Mon compagnon va redynamiser la thérapie. Il va nous aider.
Puis le psy a essayé de me faire rire, ça n'a pas marché. Il m'a demandé où j'en était de mon traitement. Je lui ai dit qu'il fallait qu'il m'en prescrive. Que j'avais augmenté la dose l'hiver d'avant avec la psy et que j'étais revenue à la dose normale depuis. Il m'a dit qu'il allait certainement falloir réaugmenter la dose. Ce à quoi j'ai répondu que j'étais dans cet état depuis la veille. Il m'a dit qu'en effet, cela pouvait être juste réactionnel à la crise. Mais si ça dure, faudra augmenter la dose.
Il m'a expliqué de manière rationelle, objective et simple comment je pourrais répondre à la requête de mon compagnon. Prendre une initiative : proposer un ciné. Le psy pense que mon compagnon souhaite seulement que je propose quelques trucs une fois de temps en temps pour savoir ce que j'aime. Pas besoin de prendre toutes les initiatives. Il pense que mon compagnon continuera à en prendre 90%, si je donne signe de vie de temps à autres. Cette analyse est acceptable. Du moins, de mon point de vue, c'est beaucoup moins effrayant.
Donc à moi de jouer.
09:20 Publié dans La thérapie, Les séances | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : phobie, sociale, anxiété, thérapie, cognitive, comportementale







