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Journal de Bord d'une thérapie cognitivo-comportementale.

  • Séance de novembre 2016

    Au cours de cette séance, j'ai évoqué mes soucis anxieux du moment qui m'occupent ou m'ont occupé pas mal le cerveau (le grain de beauté qui finalement n'était pas cancéreux, des difficultés avec ma salariée en arrêt maladie et son remplacement). Cela nous a pris pas mal de temps et a un peu tronqué la séance.
    Puis nous avons décortiqué la liste de caractéristiques physiques me décrivant, qualités ou défauts, que la psy m'avait demandée la dernière fois. Il s'avère, à ma grande surprise, que la plupart des items de cette liste sont positifs. Le gros point négatif étant mon surpoids, chose sur laquelle je travaille. Je lui ai expliqué ma démarche vis-à-vis de la diététique comportementale. Elle m'a demandé de recommencer ce qu'elle m'avait demandé la dernière fois. Je lui ai dit que j'avais peu de choses notées au quotidien pour lesquelles j'avais été "fière de moi". Elle m'a dit de remplacer "fière" par "contente", ce qui devrait faciliter l'exercice.

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  • Recherche de témoignages

    Pauline de Saboulin Bollèna recherche des témoignages concernant les adultes HPI diagnostiqués à l'âge adulte :

     

    Recherche de Témoignages

    Cher-e-s toutes et tous,

    Pour mieux cibler le contenu de ce blog, je suis à la recherche de témoignages.
    Je fais donc appel à vous, chèr-e-s lectrices et lecteurs.

    Accepteriez-vous de me raconter votre histoire ?

    Pour les Adultes Diagnostiqué-e-s Adulte (ADA)  :

    Comment avez-vous été diagnostiqué-e ? Quand ?
    Qu’est-ce que cela a changé (ou pas) dans votre vie ? Quelles sont les difficultés, les questions que vous avez rencontré-e-s (ou pas) ?
    Qu’est-ce que cela vous a apporté ?
    Quels sont vos espoirs, vos désirs, vos doutes, aujourd’hui ?
    Et avec les autres, comment les choses se passent-elles ?
    Qu’avez-vous à dire sur le sujet du Haut Potentiel Intellectuel ?

    Sentez-vous libre de me partager ce que vous souhaitez.

    Pour les proches : conjoints, parents, amis des ADA.

    Vos témoignages sont les bienvenus également :

    Comment avez-vous vécu l’annonce du diagnostic de votre proche ?
    Vous en doutiez-vous ? Connaissiez-vous le Haut Potentiel Intellectuel avant ?
    Est-ce que le diagnostic a changé vos rapports avec votre proche HPI ?
    Trouvez-vous votre proche HPI changé-e depuis son diagnostic ?

    Tout ce que vous souhaiterez me partager sera le bienvenu.

    Pour m’envoyer vos témoignages :

    Vous pouvez envoyer vos témoignages à l’adresse mail suivante, en mettant en objet « Témoignage » :
    overthe130@gmail.com

    Ou écrire directement votre témoignage via le formulaire de contact, en veillant à le titrer « Témoignage ».

    Je précise évidemment que tout sera accueilli avec bienveillance et sans jugement.
    Toutes les réactions vis-à-vis de son diagnostic sont possibles, de l’indifférence à la joie la plus grande en passant par la colère, la rancœur, la honte, l’excitation, l’envie…

    Que deviendront ces témoignages ?

    Il n’est pas question de les publier ici.
    Le but est d’avoir de la matière pour organiser et rédiger mes articles. Je souhaite proposer ici des lectures utiles et pertinentes pour les adultes surdoués qui se découvrent.

    Si d’aventure, une section « témoignages » voyait le jour sur ce blog, les contributions seront faites selon les conditions données par leurs auteur-e-s.

    Vous pouvez également me faire part de votre souhait (ou non) de voir une telle section exister ici.

    N’hésitez pas à faire circuler cet appel à témoignage, cela me sera très utile !

    Merci et bonne rentrée à tou-te-s !

    enjoy

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  • Post-apo

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    En ce moment, je regarde la série The Walking Dead.

    Depuis toujours, les scénarios de fin du monde me fascinent. Se retrouver enfin débarrassée de toutes ces choses anxiogènes qui font notre quotidien et ne plus avoir qu'une seule préoccupation : survivre.
    Dans mes périodes les plus sombres, il m'est arrivé de penser que si l'apocalypse zombie se produisait, quel soulagement ce serait que de ne plus avoir à se forcer à aller à des soirées auxquelles on n'a pas envie d'aller, de ne plus avoir à gérer son argent, ni même à en gagner, de ne plus avoir à supporter le regard des autres, de ne plus avoir à craindre les autres, leurs réactions, parce qu'ils sont décidément bien compliqués et de ne plus avoir à subir leurs choix en matière de politique.
    En tous cas, ne plus avoir à s'angoisser pour ces choses.
    Mais pour survivre dans un monde post-apocalyptique, il faut trouver d'autres humains et garder vivants ceux qu'on a déjà avec nous. Et cela implique du relationnel.

    Dans The Walking Dead, Rick, le personnage principal, a lui aussi des difficultés de communication. Sa femme lui reproche son incapacité à communiquer et lui demande régulièrement de lui parler "Talk to me, talk to me !".
    Quand les choses tournent mal, Rick fait comprendre à sa femme qu'il n'est plus temps de discuter.
    Et puis le temps passe et ils survivent et les discussions et les conflits reviennent en avant-plan.
    Les zombies ne font pas tout.
    Et d'ailleurs, dans les histoires d'apocalypse zombie, les zombies ne sont pas le plus gros problème.

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  • Tout va bien.

    J'ai eu les résultats d'analyse, tout va bien. Pas de cancer à l'horizon.
    Ces 2 semaines de doute ont été très intenses. Mais pour une fois, je me suis autorisée à être anxieuse, car j'avais le sentiment que cette anxiété, pour une fois, était légitime. J'avais le droit d'être angoissée. Je n'en avais pas honte. Alors que j'ai toujours honte de mes angoisses habituelles, ce qui les rend encore plus désagréables.
    D'ailleurs, elles sont revenues, c'est signe que tout est rentré dans l'ordre.

    Sinon, pour info, les commentaires ont de nouveau été fermés sur les notes à l'insu de mon plein gré. Je viens de les rouvrir.

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  • Roller coaster

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    Voici, comme promis dans la précédente note, ce que m'a demandé de faire la psy pour la prochaine fois :
    - noter 5 qualités humaines me décrivant,
    - noter 5 qualités que mes amis et mes proches reconnaissent en moi, préciser laquelle contribue le plus à l'estime de moi,
    - décrire tous les jours une situation dans laquelle j'ai été fière en terme de qualité,
    - établir une liste de caractéristiques physiques me décrivant, qualités ou défauts.

    Je n'ai pas tout de suite su quoi mettre dans chacune des rubriques. Mais il faut dire, aussi, qu'en ce moment je suis préoccupée par autre chose. On m'a dépisté, la semaine dernière, un probable mélanome superficiel (SSM). On me le retire cette semaine, il sera analysé et j'en saurai plus sur le diagnostic à partir de ce moment-là. Moi qui me suis toujours connue inébranlable vis-à-vis du médical, je suis, du coup, très étonnée de constater que je ne le suis pas. Mon cerveau part en live, comme il a l'habitude de le faire à propos d'autres thématiques que le médical, et élabore tout un tas de scénarios plus catastrophiques les uns que les autres. Mon corps y répond par des manifestations d'anxiété fortes, voire violentes. Sur le plan émotionnel, je passe de la grande tristesse à l'angoisse profonde, entrecoupées de phases de sérénité totale.
    Pour simplifier, c'est un roller coaster quotidien.
    Et c'est fatigant.


    Le plus énervant dans l'histoire, c'est que le truc est sur mon poignet gauche. Je ne pourrai même pas citer Coluche dans le texte.

     




     

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  • Séance de septembre 2016

    En ce moment, j'ai un gros ras-le-bol du genre humain. Les gens me fatiguent psychologiquement et me déçoivent. Pas tous, mais la grosse majorité.
    Je suis donc arrivée à la séance avec mon mal-être, les larmes au bord des yeux. J'ai vidé mon sac. La psy a essayé de me faire dire qu'il ne fallait pas généraliser, que tous les gens ne sont pas pourris et/ou incompétents, puis nous sommes revenues sur le travail sur l'estime de soi.
    Nous attaquons maintenant la partie que je qualifierai de "body acceptance". L'estime de soi sur le plan physique.
    Très anxiogène pour moi.
    Je n'ai pas sous la main le détail de ce que m'a demandé de faire la psy pour la prochaine fois, je le décrirai ultérieurement.

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  • OITNB

    En ce moment, je regarde la série "Orange Is The New Black", qui se passe dans une prison à sécurité minimale pour femmes aux États-Unis.
    Piper Chapman, le personnage principal, issue d'une famille aisée WASP de la côte Est des Etats-Unis, est parachutée dans l'univers carcéral et apprend à y survivre, puis à y vivre et parfois à s'y épanouir. C'est un effort quotidien, car les règles de vie entre prisonnières, avec les gardiens et même avec le monde extérieur, sont difficiles à appréhender. Les erreurs prêtent à lourdes conséquences et aucun répit n'est permis.
    Plus je regarde cette série, plus j'ai le sentiment qu'elle ne parle pas de l'univers carcéral, mais de ma vie. Cette difficulté perpétuelle à comprendre, établir et maintenir les rapports sociaux, cette sensation de toujours avoir besoin de me torturer l'esprit pour ne pas dire ou faire la mauvaise chose, le mauvais choix, cette absence de répit, et ce décalage quasi-constant entre ce que je pense que les autres sont - en me basant sur ce que je suis - et la réalité.

     

     

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  • Août 2016

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    Au mois d'août, mon mari a passé les tests diagnostiques du HPI, un peu (beaucoup) à ma demande (je l'avais totalement reconnu dans le livre "Trop intelligent pour être heureux ? L'adulte surdoué." de Jeanne Siaud-Facchin), un peu parce que la psy, à la fin de ma séance de restitution, avait sous-entendu que ce ne serait pas inutile, et un peu à sa demande à lui (il a fini par se demander si nous n'avions pas raison).
    Il est également HPI (j'avais raison ha ha!).
    Dans le groupe de personnes qui gravitent autour de lui, il y a 3 HPI diagnostiqués (dont moi) et plusieurs autres personnes qui, au vu des connaissances que nous avons acquises tous les deux sur le sujet, auraient tout-à-fait le profil. C'est un peu une tribu, une sorte d'association de bienfaiteurs. Une meute ou une colonie faite d'organismes qui vivent ensemble pour se protéger contre un milieu ambiant hostile.
    Enfin, moi c'est comme ça que je ressens les choses (je ressens un peu les choses en noir, à tout le moins en gris, en ce moment).


    Nous avons profité de la séance de restitution des résultats des tests de mon mari pour faire séance commune façon "thérapie de couple". C'était bien et bienvenu. Chacun a dit des choses qu'il n'avait jamais évoquées devant l'autre. Je sais que c'est le principe de la thérapie de couple, mais je ne pensais pas que cela se ferait naturellement.

     

     

     

     

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  • Séance de juillet 2016

    Au cours de cette séance, nous avons étudié les situations où j'ai noté des pensées dévalorisantes et leurs alternatives.
    Certaines fois, je n'ai pas trouvé de pensées alternatives ou, plus exactement, elles ne m'avaient pas convaincue.
    En voyant les exemples que je lui donnais, la psy m'a expliqué que si les pensées alternatives n'étaient pas convaincantes, c'est parce que j'étais restée dans le flou, dans le général. Pour émettre des pensées alternatives, il faut du concret, du précis, des faits. La plupart du temps, si je m'en tiens aux faits, la pensée dévalorisante (toujours très générale "je suis nulle", "je ne sais rien faire") ne résiste pas. Cela revient par exemple à se dire "certes, j'ai raté ça, mais par ailleurs j'ai réussi ça et ça", donc le "je suis nulle" n'a plus de sens.
    Par exemple, parmi mes pensées dévalorisantes, il y avait "je ne sais pas réconforter les gens, je suis nulle", parce que récemment je me suis sentie totalement impuissante dans une situation où je n'ai pas su réconforter quelqu'un. Il m'était déjà arrivé de penser cela, suite à des situations où je n'avais pas su quoi dire à quelqu'un qui n'allait pas bien et où je m'étais vue comme Sheldon Cooper et son "there, there". Mais en cherchant d'autres faits qui se rapportent à des situations où j'ai eu à consoler des gens, je me suis rendue compte que j'avais des souvenirs de situations où on m'avait remerciée pour le soutien que j'avais apporté, alors que j'avais eu le sentiment de n'avoir pas pu faire grand chose. J'ai aussi admis que la dernière situation en date, de laquelle le "je suis nulle" découlait, faisait référence à une personne ivre et donc inconsolable en l'état. J'ai alors réalisé que j'avais déjà réussi à consoler des gens, que je SAIS LE FAIRE et ce fut un petit séisme, exactement comme quand j'ai découvert que je n'étais pas nulle en calcul mental. Ce qui m'a choquée, c'est de réaliser la différence qui existe entre comment je m'évalue et la réalité de ce que je suis. En fait, je suis complètement à côté de la plaque quand je m'évalue, parce que je ne me base pas sur les faits, mais sur un ressenti.
    Je pense que cette prise de conscience est une étape importante dans le travail sur l'estime de soi qui s'est déroulée là.

     

     

     

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    The Big Bang Theory, Sheldon réconfortant Léonard.