28 juillet 2008

14ème séance avec le recul

Je suis assez surprise du déroulement de la thérapie. Je pensais avoir des exercices à faire pour vaincre la phobie, étape par étape, du plus facile au plus dur.
C'est étrange, c'est comme si je m'auto-guérissais sans effort. C'est certainement là-dessus que se basent toutes les méthodes miracles qui se vendent en livre. Le simple fait de lire le livre fait prendre conscience, non pas du problème car sinon on n'achèterait pas le livre, des comportements à chasser et le patient s'auto-guérit. Dans un premier temps. J'imagine que par la suite, quand les comportements les plus évidents ont disparu, il y a nécessité d'une ou des phases de travail actif, avec aide du psy et exercices, pour résoudre les difficultés les plus douloureuses et assurer la pérennité des résultats. Mais ça, le livre ne le propose pas.


Quand je relis la liste que j'ai donnée au psy, je me rends compte qu'il s'agit beaucoup d'item qui signifient "dire ce que je pense". C'est assez terrible comme constat. Je ne dis pas ce que je pense. Parce que j'ai peur que les gens qui à qui cela ça s'adresse cessent de m'aimer.
A une époque, je me définissais comme quelqu'un de "sauvage". Je n'étais pas loin du compte. Sauvage dans le sens animal sauvage, qui a peur des humains.

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27 juillet 2008

14ème séance

Au cours de la quatorzième séance, nous avons examiné la liste des choses qui ont évolué, que le psy m'avait demandé de faire.
Au vu des items de cette liste, il me redemande de quel pourcentage je pense avoir progressé. Je lui réponds comme la fois précédente, 20-25%. Il me dit que le fait que cela n'ait pas progressé l'embête.
Il continue à parcourir la liste en fronçant les sourcils. Il m'explique que ce n'est pas possible que j'aie aussi peu progressé, car les items de la liste ne sont pas des petites choses, ce sont de gros progrès.
Il m'a réexpliqué que les 10 personnes proches (10 étant une moyenne) qui comptent dans mon entourage ne sont pas à mettre dans le postulat. Le postulat est : "je veux que tout le monde m'aime". Tout le monde, y compris les gens que je n'aime pas. Vouloir être aimée par les gens que j'aime, c'est une chose différente, car il n'y a rien de plus normal. Quand je serai débarrassée du postulat, qui ne concerne pas les 10 personnes proches, j'aurai alors suffisament d'assurance pour avancer avec mes proches.
Il m'a donc demandé de combien je pensais avoir progressé, sans tenir compte des proches.
J'ai répondu que, si j'écarte mon compagnon et ma mère, je pense avoir progressé de pas loin de 50%, disons plus entre 25 et 50 qu'entre 0 et 25. Nous sommes partis sur la base de 40% pour la phobie, et idem pour le postulat.

Il m'a expliqué que nous allons continuer ainsi jusqu'à ce que je me sois débarrassée totalement du postulat. Au fur et à mesure que je me rends compte du non-sens du postulat, je change mon comportement.
Il pense que de la disparition du postulat découlera un changement dans mon comportement avec mes proches. Par exemple, on peut imaginer que quand je serai débarrassée à 100% du postulat, je serai débarrassée de 50% du problème qui concerne mes proches.

Il m'a demandé de continuer la liste des choses qui ont progressé pour la prochaine fois, en septembre. D'ici-là, des tas de choses se seront passées, y compris avec mon compagnon. Il a ajouté qu'il avait l'impression que cela m'était plus difficile avec lui. Il m'a expliqué que le fait que je progresse fait que je ne supporte plus certaines choses que je supportais auparavant et qu'il faudra des réajustements dans le couple.

12:15 Publié dans La thérapie , Les séances | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Phobie, sociale, anxiété, thérapie, cognitive, comportementale

22 juillet 2008

13ème séance avec le recul

Voici les items de la liste des choses qui ont progressé :

  • dire bonjour aux gens que je connais dans la rue s'il ne m'ont pas vue
  • parler plus facilement avec des amis
  • moins souvent l'impression de ne rien avoir à dire
  • donner mon avis quand je travaille avec un supérieur
  • parler moins difficilement à mon compagnon (reproches entre autres)
  • parler ouvertement à mon autre psy
  • parler plus librement à mon frère, à ma belle-soeur
  • aller à une soirée où je ne connais quasiment personne : moins d'angoisse
  • dire non pour aller à une soirée à laquelle je n'ai pas envie d'aller, au lieu de dire"je ne sais pas" ou de dire oui et de changer d'avis au dernier moment
  • me "défendre" un peu moins difficilement lors de disputes avec mon compagnon 

12:15 Publié dans La thérapie , Les séances avec le recul | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Phobie, sociale, anxiété, thérapie, cognitive, comportementale

19 juillet 2008

Charlie Brown

On ne peut pas qualifier Charlie Brown de phobique social. Toutefois, sur certaines planches, ce bon vieux Charlie Brown a une attitude qui peut illustrer la phobie sociale.



Voilà par exemple ce que peut penser un phobique social, mais qu'il n'exprimera en aucune façon :











Voilà ce que peut dire un phobique social, incapable de se mettre en valeur :







Voilà ce que pense un phobique social, et qui le pousse à s'isoler :

Version triste :



Version humoristique :




 




 
Voilà ce que croit un phobique social :






 
Voilà ce que ressent un phobique social :










Voilà ce que vit un phobique social :






Subir, sans rien dire...








10:20 Publié dans Définitions | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Charlie brown, Phobie, sociale

13 juillet 2008

A propos de cette thérapie

J'en suis à la 13ème séance, j'ai commencé il y a bientôt 1 an de cela.
C'est long. Normalement, les TCC sont des thérapies rapides. Mais j'habite en centre-ville, là où les psys, comme tous les spécialistes, sont over-bookés. Le psy fait ce qu'il peut pour rapprocher les rdv. De plus, avec mon emploi du temps à trous, je peux y aller en milieu de journée, mais ça ne suffit pas à rapprocher les séances. Nous en sommes à un séance par mois en moyenne. Si nous avions pu nous voir une fois par semaine, la thérapie serait finie depuis longtemps. D'un autre côté, je me demande si mes réflexions auraient été aussi fructueuses avec une séance par semaine. Peut-être bien que oui, puisqu'en général, je mets deux ou trois jours à répondre à la question posée à la séance précédente.
L'avantage de ces longs intervalles inter-séance, c'est que je prends pleinement conscience de ma phobie.
L'inconvénient, c'est que j'ai pleinement le temps d'en être totalement déprimée.

14:22 Publié dans La thérapie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Phobie, sociale, anxiété, thérapie, cognitive, comportementale

06 juillet 2008

L'échelle d'affirmation de soi

Echelle d’affirmation de soi de Rathus :

L’échelle de RATHUS, créée en 1973, est un instrument qui permet de mesurer le degré d’affirmation de soi.

Le concept d’affirmation de soi appartient au courant comportementaliste. S’affirmer, c’est être capable d’exprimer ses pensées, ses sentiments, ses opinions, de faire respecter ses droits, tout en tenant compte de ceux des autres. On oppose classiquement au comportement affirmé, les comportements passif, agressif et passif-agressif.

Cet auto-questionnaire est composé de 30 items qui concernent différentes situations sociales courantes.
Le patient doit indiquer à quel degré chacune des 30 affirmations est caractéristique de son comportement ou de lui-même. Il utilise pour cela une note allant de – 3 (vraiment non caractéristique), à + 3, (très caractéristique).
Pour la cotation, on doit distinguer deux types d’items : les items directs pour lesquels la cote est celle donnée par le patient et les items indirects ou inversés (marqués d’un astérisque) pour lesquels il faut inverser le signe algébrique des cotes.
Le score total de l’échelle est la somme algébrique de tous les items. Son étendue va de – 90 à + 90.

On admet que la variation du score vers – 90 signifie que le sujet présente des difficultés d’affirmation de soi dans le sens de la passivité. Un score vers zéro traduit un comportement normalement affirmé. Des scores positifs sont retrouvés chez des sujets bien affirmés mais aussi agressifs.

Sur le plan métrologique, l’instrument est fidèle et valide. La version française a été également validée. L’échelle est sensible, permettant de bien distinguer les patients avec une phobie sociale, mais aussi d’apprécier les changements sous thérapie. En revanche la cohérence interne est insuffisante et l’étude des corrélations avec d’autres questionnaires montre une trop grande hétérogénéité.
L’échelle distingue bien les sujets affirmés des sujets passifs, mais mal les sujets très affirmés des sujets agressifs.
Une autre limitation de l’échelle de Rathus est qu’elle évalue surtout les composantes verbales de la communication et qu’elle néglige les comportements non verbaux, tels que le regard, l’expression faciale, la gestuelle...
Il n’en reste pas moins que l’échelle de RATHUS représente à l’évidence l’instrument le plus simple et de première intention dans l’évaluation de l’affirmation de soi.


Voici les items :

1*. La plupart des gens me semblent être plus agressifs et défendre mieux leurs droit que moi.

2*. Il m’est arrivé d’hésiter par timidité au moment de donner ou d’accepter un rendez-vous.

3. Quand la nourriture dans un restaurant ne me satisfait pas, je m’en plains au serveur ou à la serveuse.

4*. Je fais attention à ne pas heurter le sentiment des autres, même lorsque l’on m’a blessé(e).

5*. Si un vendeur s’est donné beaucoup de mal à me montrer une marchandise qui ne me convient pas parfaitement, j’ai un moment difficile lorsque je dois dire “non”.

6. Lorsqu’on me demande de faire quelque chose, j’insiste pour en savoir la raison.

7. Il y a des moments ou je cherche une bonne et vigoureuse discussion.

8. Je me bats pour arriver aussi bien que les autres dans ma profession.

9*. A vrai dire, les gens tirent souvent profit de moi.

10. J’ai du plaisir à entreprendre des conversations avec de nouvelles connaissances ou des étrangers.

11*. Souvent je ne sais rien dire à des personnes séduisantes du sexe opposé.

12*. J’hésiterais à téléphoner à un grand établissement de commerce ou à une administration.

13*. Je préfèrerais poser ma candidature pour un autre travail par lettre plutôt que par un entretien personnel.

14*. Je trouve embarrassant de renvoyer une marchandise.

15*. Si un parent proche et respecté est en train de m’ennuyer, j’étoufferai mes sentiments plutôt que d’exprimer cette gêne.

16*. Il m’est arrivé de ne pas poser des questions par peur de paraitre stupide.

17*. Pendant une discussion serrée, j’ai souvent peur d’être bouleversé(e) au point de tremble de tout mon corps.

18. Si un conférencier réputé et respecté dit quelque chose que je pense inexact, j’aimerais que le public entende aussi mon point de vue.

19*. J’évite de discuter les prix avec les représentants et les vendeurs.

20. Lorsque j’ai fait quelque chose d’important et de valable, je m’arrange pour le faire savoir des autres.

21. Je suis ouvert et franc au sujet de mes sentiments.

22. Si quelqu’un a répandu des histoires fausses et de mauvais gout à mon sujet, je le vois aussi vite que possible pour une explication.

23*. J’ai souvent un moment difficile lorsque je dois dire “non”.

24*. J’ai tendance à contenir des émotions plutôt que de faire une scène.

25. Je me plains lorsque le service est mal fait dans un restaurant ou ailleurs.

26*. Souvent je ne sais pas quoi dire lorsque l’on me fait un compliment.

27. Au cinéma, au théâtre, ou lors d’une conférence, si un couple près de moi est en train de parler à voix haute, je lui demande se taire ou d’aller autre part.

28. Quiconque cherche à passer devant moi dans une queue risque une bonne explication.

29. Je suis rapide dans l’expression de mes opinions.

30*. Il y a des moments où je ne sais pas quoi dire.



Ici, une version informatique.

[source]

10:30 Publié dans L'échelle d'affirmation de soi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Phobie, sociale, anxiété, thérapie, cognitive, comportementale

05 juillet 2008

13ème séance

A la treizième séance, nous avons décrypté le questionnaire qu'il m'avait demander de remplir à nouveau. Il m'a redemandé dans quelle proportion je pensais m'être débarrassée de la phobie, ne se souvenant plus de m'avoir posé la question à la dernière séance. J'ai répondu que la fois précédente j'avais dit 10%, mais qu'au vu de mes réponses aux questionnaire, ce serait plutôt 20%. En fait je pensais à 1/4, 25% quoi, mais je n'ai pas osé le dire, j'ai préféré rester prudente et annoncer 20% (cela confirme que je n'ai pas de problème d'estime de moi, mais que j'ai un problème d'affirmation de moi).
Il m'a demandé également dans quelle proportion je pensais m'être débarrassée du postulat. J'ai répondu que maintenant, je percevais les automatismes de pensées qui me passent par la tête et que je les chasse. J'ai estimé que la progression sur ce sujet était la même que pour la phobie. Il m'a expliqué que le fait que les deux aient progressé de la même façon indique que nous sommes bien sur la bonne piste et qu'il ne semble pas y avoir d'autre postulat à rechercher.

D'après le psy, le résultat du test indique que j'ai progressé de 25%.
Je suis maintenant à un peu plus de 7/20 (= -26 sur l'échelle qui va de -90 à +90).

Je suis restée un peu incrédule sur le coup. Je lui ai dit que j'ai beaucoup de mal à imaginer me débarrasser complètement du problème, même si j'ai confiance en la thérapie.
Il m'a dit que le fait que j'ai déjà commencé à progresser, et ce de manière significative (le seuil de significativité étant de 10 points et j'en ai gagné environs 25) et un signe très positif pour le pronostic. En général les gens commencent à faire des progrès après la découverte du postulat et pas avant. Il m'a dit aussi que la progression serait en dent de scie. Il a eu une fois un patient qui a progressé de manière continue et rapide et qui a rechuté rapidement.


Il m'a demandé de noter pour la prochaine fois la liste des points qui se sont améliorés.

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25 juin 2008

12ème séance

Au cours de cette douzième séance, le psy m'a accueillie en souriant largement. Il m'a demandé si je savais pourquoi il souriait. Je pensais que c'était parce que nous allions passer à la deuxième étape de la thérapie. Il m'a répondu que c'est parce qu'il pensait au postulat et il m'a demandé ce que j'en pensais, si je pensais que c'était bien là le problème et ce que j'allais en faire.
C'est vraissemblablement bien là le problème. Même si ça ne semble pas évident pour toutes mes difficultés au premier abord, quand je me pose 5 minutes pour y réfléchir, ça semble clair comme de l'eau de roche.
Ce postulat qui m'empêche de vivre, comme dit le psy. Il m'a demandé si j'imaginais ma vie sans ce truc. Oui, et je pense qu'elle aurait été bien différente. Pas forcément mieux, mais beaucoup plus simple.
Ce que je veux en faire? Faire en sorte qu'il ne m'empêche plus de vivre. Je n'ose pas dire "m'en débarrasser".

Il m'a demandé si je pensais avoir fait des progrè et dans quelle proportion. J'ai répondu que je pensais m'être débarrassée de 10% du problème. Il m'a donné le même questionnaire qu'au début à remplir pour la prochaine fois.

15:30 Publié dans La thérapie , Les séances | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Phobie, sociale, anxiété, thérapie, cognitive, comportementale

30 mai 2008

11ème séance avec le recul

Je veux que tout le monde m'aime, c'est ce qui explique mon comportement et qui finalement explique mes problèmes de couple. Je veux trop être aimée.
C'est aberrant, mais finalement logique.
Et toute ma vie est dirigée par ce postulat.

Quand le psy m'a dit "vous ne voulez pas faire de vague, vous voulez plaire à tout le monde, et comme tout le monde n'a pas les mêmes goûts, vous devenez transparente, inexistante", j'ai frémi. Mon compagnon m'a régulièrement reproché d'être transparente et inexistante. Mais lui pense que, la pluspart du temps, je me fiche de ce que les autres pensent. Or c'est faux, je ne fais rien de peur de déplaire et non par indifférence vis à vis de l'avis des autres.

Le psy m'a demandé de réfléchie à combien ma vie entière est basée sur ce postulat.
Pas besoin d'y réfléchir beaucoup. Cela me revient à la face en permanence.
Auparavant, cela faisait partie de mon fonctionnement "normal", je faisais en sorte de ne pas déplaire.
Aujourd'hui, cela fait toujours partie de mon fonctionnement, mais à chaque fois que j'en prends conscience, cela me meurtrit. Cela me meurtrit au jour le jour, en direct live. Quant-à repenser à tout ce qu'est et qu'a été ma vie sous l'angle de la pathologie, j'en frémis...

Certains jours, je me demande ce que serait ma vie sans cette pathologie. Cela me déprime.
D'une manière générale, en ce moment, tout me déprime, de toutes façons.
Moi, ma maladie, ma vie, mon couple, mes conditions de travail, la France, j'en passe et des meilleures.
Je ne sais pas si maladie est le bon mot. C'est, je crois, la première fois que je l'emploie ici, et peut-être même la première fois que je l'emploie tout court. Mais je trouve qu'en ce moment, il me va très bien.
Bizarrement, depuis que je suis cette thérapie et que je sais que j'ai une autre pathologie, en plus de la dépression, je suis beaucoup plus à l'aise avec le fait de parler de la dépression et des psys et des anti-dépresseurs. Je me surprends à en parler ouvertement à mes collègues. Je trouve ça positif.
Je suppose que les prochaines séances consisteront à la mise en place des exercices pour lutter contre la phobie.
Enfin !

11:55 Publié dans La thérapie , Les séances avec le recul , Mon bulletin de santé | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Phobie, sociale, anxiété, thérapie, cognitive, comportementale

24 mai 2008

11ème séance

Dans une thérapie cogitivo-comportementale, les premières séances ont pour but d'analyser le fonctionnement du patient, pour mettre en lumière les idées sous-tendues par son comportement.
Cette démarche aboutit à la découvetre d'un postulat, sur lequel est basée la vie du patient et qui dirige son comportement.
Cette notion de postulat, je ne la connaissais pas jusqu'à la 10ème séance.
Le postulat qui régit ma vie c'est que je veux que tout le monde m'aime.
Si je fais, ou plus exactement si je ne fais pas, tout ça, c'est parce que je veux que tout le monde m'aime. C'est ce qui est ressorti de cette onzième séance.
Pour que tout le monde m'aime, je ne dois déplaire à personne. Je ne fais donc pas de vague, je suis transparente, inexistante et je fuis les gens, dixit le psy.

Je ne sais pas pourquoi je veux que tout le monde m'aime, mais il semblerait que je n'ai pas beosin de le savoir pour lutter. Si je le souhaite, quand cette thérapie sera terminée, je pourrai creuser cela avec le psy.

Le psy m'a demandé de repenser à tout cela et de réaliser combien ma vie entière est basée sur ce postulat.

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