18 octobre 2009

27ème séance

A cette séance, je suis arrivée tendue. Une crise d'angoisse me tenait le ventre depuis quelques heures.
Le psy m'a fait faire un exercice destiné à désamorcer les crises d'angoisse. Le principe est de se repasser la journée minute par minute pour trouver le moment où on a commencé à me mal être et ainsi comprendre ce qui l'a déclenché pour mieux le relativiser. Les anxieux sont ceux qui n'ont pas cette démarche naturellement et ont la sensation d'avoir été anxieux toute la journée sans savoir pour quelle raison.
Après m'avoir fait constater que la démarche faisait tomber le niveau d'anxiété, le psy m'a demandé d'appliquer cette technique à l'avenir et de faire un agenda de mes crises d'angoisses pour la prochaine fois.

05 octobre 2009

26ème séance avec le recul

J'ai l'impression que mes problèmes liés à la phobie s'estompent et laissent place à d'autres.
Aurais-je réussi à m'en débarrasser ?
Ou bien est-ce que mes autres préoccupations ont pris le dessus momentanément ?

27 septembre 2009

26ème séance

Au cours de cette séance, j'étais déprimée. J'ai pleuré pour la première fois devant ce psy.
Nous avons parlé de l'objet de cette déprime : mon travail. Le sentiment de ne plus faire un travail aussi intéressant que quand j'étais dans le public. D'avoir perdu beaucoup en partant dans le privé : mes projets.
Il a décortiqué ce que j'ai dit et a tout rationalisé, comme à son habitude. Mes projets ne pouvaient plus se concrétiser dans le public. S'ils ont une chance de l'être, c'est dans le privé.

J'ai demandé à ce qu'on se voit plus souvent. Il a rapproché les rendez-vous à 3 semaines.

06 septembre 2009

Les vacances

Les vacances.

D'après le psy, j'étais sensée prendre des initiatives, proposer des choses, parce que c'est les vacances, c'est plus faciles, ce sont des choses légères qu'on choisit : pizzeria ou crèperie ?

Sauf que non.
J'ai très mal vécu mes vacances sur ce plan là. Cela a démarré par une partie de jeu de société que s'est éternisée pendant une journée entière et à laquelle je ne participais pas. J'ai eu le sentiment de ne pas avoir osé m'y incruster où me signaler. Cela m'a fait angoisser puis déprimer à cause du sentiment d'échec et de ne pas faire de progrès. J'ai déprimé pendant 3 jours, sur 10 jours de vacances, c'est beaucoup.
Ensuite, n'étant pas d'humeur favorable, un accrochage entre mon compagnon et moi a fini de m'attrister et me déstabiliser. Je me suis refermée sur moi-même et n'ai plus rien proposé.

Bref, les vacances furent éprouvantes.

13 juillet 2009

25ème séance

Pas de problème cette fois non plus pour aller voir le psy.

Voici le résultat du questionnaire : +48 sur une échelle qui va de -90 à +90.
Je suis partie de -49, me voilà à +48... Impressionnant. Mais, comme je le dis au psy depuis plusieurs séances, j'ai toujours l'impression d'avoir beaucoup de problèmes, puisque j'ai encore beaucoup de difficultés avec mes proches. Mais là, on sort du postulat.

Ceci-dit, je ressens la différence avec les non-proches et cela me rend la vie plus facile.

En ce qui concerne mes difficultés dans le couple, le psy m'a demandé de réfléchir à la question suivante :
est-ce que mon manque d'initiatives vient de ma phobie ou bien est-ce que c'est dans ma nature.
Je lui ai fait remarquer qu'à la séance précédente, il avait été beaucoup plus catégorique à ce sujet en m'annonçant que mon manque d'envie venait de ma personnalité et non de ma phobie. A cela, il a répondu que je ne lui semblais pas malheureuse ou frustrée comme si j'étais quelqu'un qui a des envies mais qui n'ose pas les dire du fait de sa phobie.
Je lui ai répondu que peut-être qu'avec le temps j'ai appris à taire ces envies et qu'elles se sont éteintes.
Il m'a demandé d'approffondir cette réflexion pour la prochaine fois.

08 juin 2009

24ème séance

Au cours de la vingt-quatrième séance, nous avons fait le point sur ma santé. Cela va mieux.
Nous pouvons donc avancer.

Le psy m'a donné le questionnaire à remplir à nouveau pour la prochaine fois, pour voir où j'en suis.

Nous avons parlé d'où j'en suis dans ma phobie : je suis débarrassée du postulat à 95%, de ma timidité à timidité 95%.

Il m'a demandé de parler de mes problèmes avec les proches : je suis en plein dedans. J'ai des difficultés avec mon compagnon depuis un moment. Et c'est devenu mon principal souci.
Le psy m'a fait décrire des situations problématiques. Il en a conclu que tout n'est pas lié à ma névrose, qu'il y a des choses qui font partie de ma personnalité. Le fait que mon compagnon attende des changements au sujet de ces choses également va le conduire à une déception. Je n'ai pas que des problèmes liés à ma phobie, j'ai aussi un problème de couple.
Tout n'est pas dû à la phobie...

02 mai 2009

Temps mort

Mardi dernier, j'avais rendez-vous avec le psy en début de matinée. Je n'y suis pas allée, l'angoisse a pris le dessus. Je ne suis pas fière de moi, d'autant que cela repousse le prochain rendez-vous à la fin du mois de mai. Ca m'embête beaucoup de ne pas avoir surmonté l'angoisse pour aller voir le psy. Cela avait fonctionné la fois d'avant.
Le psy a contourné le problème en me donnant rendez-vous un lundi et non un mardi pour la prochaine fois.
On verra.

06 avril 2009

Dépression

Trouvé sur un forum dédié aux troubles bipolaires :


REAGIR FACE A UNE DEPRESSION


Il est inutile de dire :

1. "Cela ira mieux demain ; ce n'est pas grave c'est passager, ce n'est qu'un moment de tristesse!" : c'est faux et culpabilisant. La dépression est un état pathologique et invalidant. En revanche, il est important de lui faire comprendre que c'est une affaire de temps et qu'il va guérir.

2. "Sors, cela te fera du bien! Secoue-toi, et cela ira mieux!" : ces mots ne font qu'accentuer les sentiment d'échec du fait de l'incapacité du dépressif à établir des relations avec son entourage. S'il suit ce conseil, il sera probablement confronté à un nouvel échec qui ne fera que confirmer son état d'incompétence...

3. "Tu n'as pas de raison de déprimer" : c'est aussi absurde que de dire à un chauve "pourquoi tu es chauve, tu n'as pas de raison de l'être". Inuitile aussi de lui dire qu'il y a des gens qui ont de "vraies raisons" d'aller mal, cela ne changera rien au problème et ne fera qu'accentuer sa culpabilité.

4. "Tu manques de volonté" : la dépression n'est pas un problème de volonté, au contraire elle annihile la volonté. Le déprimé est bien suffisamment qu'il est faible et manque de caractère, ignorant que c'est la dépression qui est en cause!

5. "Tu te complais dans la dépression" : il suffit d'y avoir "goûté" pour savoir que nul ne se "complaît" dans la dépression, qui est une profonde souffrance.

6. "Si tu ne fais pas un effort, je m'en vais" Le chantage affectif n'a aucun effet chez un déprimé si ce n'est de le culpabiliser ou accentuer son sentiment d'isolement.

7. "Secoue-toi et cela ira mieux" : autant dire à un paralysé : "Lève-toi et marche". L'état d'aboulie [NDLR : diminution ou la disparition de la volonté] limite toutes les activités du quotidien.



Il est préférable de tenir un discours positif, encourageant, bienveillant, chargé d'empathie :

1. "C'est une affaire de temps, tu vas guérir comme les autres fois ; le traitement va agir, mais il faut un peu de temps."

2. "Vis à ton rythme. Inutile de t'épuiser. Il est préférable que tu reprennes des forces. Cela ne sert à rien de t'exposer, cela risque de te fatiguer inutilement et tu ne te sentiras pas bien, ne seras pas à l'aise."

3. "Tu n'y es pour rien. Tu n'as pas choisi d'être déprimé, c'est une maladie, ne l'oublie pas. Les raisons sont multiples et indépendantes de ta volonté."

4. "On te le répète souvent, la dépression est plus forte que la volonté, tu verras que tu retrouveras la volonté d'agir et à nouveau des désirs."

5. "Nous avons conscience que tu souffres. Tu as beaucoup de courage pour affronter cette maladie. Nous savons que tu ne complais pas dedans."

6. "Nous sommes tous autour de toi. Tu sais que tu peux compter sur nous. Ne perds pas confiance. Nous te comprenons."

7. "Cela ne sert à rien de te culpabiliser. Tu n'y es pour rien. Cela ira mieux progressivement. Ménage-toi et n'en fais pas trop."



Quelques conseils vis-à-vis du malade
:

1. La gentillesse ne fait pas de mal à personne, surtout pas à celui qui souffre et en a besoin plus que quiconque. Se montrer calme, rassurant, bienveillant, encourageant.

2. Ne pas manifester d'impatience et rester simple dans ses propos. Encore faut-il prendre conscience des difficultés du dépressif à réagir et à penser, de sa fatigue, de son manque d'entrain et d'envie.

3. Un déprimé, ou un maniaque, peut être agressif ou irritable. Il n'est pas bénéfique de répondre avec les mêmes armes.

4. Manifester empathie, compassion et compréhension. Eviter de porter un jugement.

5. L'aider, si son état le permet, à relativiser, à prendre de la distance par rapport à ce qu'il considère être un échec.

6. Se souvenir qu'un déprimé ne retient que ce qui est négatif. Mieux vaut alors essayer de lui faire percevoir le positif.

7. L'aider à différer les décisions importantes. Il n'est pas en état d'évaluer correctement une situation.

8. Aider et accompagner ne signifient pas soigner. Le surveiller de trop près jusqu'à l'empêcher de faire les choses ne peut que l'étouffer.

9. Savoir fixer les limites de ce qui est tolérable pour vous.

10. Quand la famille va bien, le malade va mieux.



Copyright Hachette Littératures
"Vivre avec un maniaco-dépressif", Christian GAY
Sortie en librairie le 20/02/2008

05 avril 2009

23ème séance avec le recul

Le fait d'avoir rendez-vous juste avant le boulot m'a permis de me "remettre sur les rails" et m'a permis de retrouver le rythme la semaine suivante. Cela m'a donné l'impulsion et la volonté de ne pas me recoucher.
Et le fait d'avoir manqué deux mardis sans que personne ne trouve à y redire, en dehors de l'inquiétude qu'ont exprimé mes collègues les plus proches, a fini de me démontrer que cet établissement, voire cette institution, n'est pas digne de l'angoisse qu'il me provoque et me conforte dans le choix que j'ai fait.
En fin de compte, le psy a raison : bien fait pour eux.

02 avril 2009

23ème séance

La vingt-troisième séance s'est déroulée le matin, juste avant mon travail. Ça tombait bien, les deux mardis précédants je n'avais pas pu m'y rendre en raison de fortes crises d'angoisse et de grande fatique. Je me suis donc levée, et pas recouchée, pour le psy et j'ai pu allez au travail après.
Je l'avais appelé la semaine précédante pour lui faire part du fait que je ne m'étais pas rendue deux mardis de suite à mon travail. Il m'avait conseillé de ne pas hésiter à prendre des anxiolytiques pour passer le cap et être capable d'y aller, et puis de réfléchir à ce qui provoquait cette angoisse, qu'il a qualifié de panique. Pour moi il ne s'agissait pas de crise de panique. Je ne pense pas avoir déjà vécu une crise de panique. Ce doit être beaucoup plus fort que ce que j'ai ressenti déjà.

Comme d'habitude, je n'ai réussi à trouver une explication à mes crises d'angoisse que 5 minutes avant le rendez-vous. J'ai peur que mes collègues ne m'aiment plus. Mes collègues proches, ceux que j'apprécie.

Quand j'ai raconté au psy mes deux jours d'absentéisme, il a dit "bien fait pour eux!". C'est une façon de dédramatiser qui m'a beaucoup plu.
Et puis il m'a expliqué une chose que j'aurai pu formuler moi-même, ceux de mes collègues qui ne comprendraient pas mon choix et m'en voudraient ne mériteraient pas que je m'en fasse pour eux. Ceux qui le méritent sont ceux qui ont compris mon choix.
Ce qui est précisément la réalité.