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Journal de Bord d'une thérapie cognitivo-comportementale.

  • Un candidat qui me ressemble.

    Hélas pour lui.



    [Ceci est la seule note politique que je m'autoriserai, enfin, sauf si une catastrophe advient. Ce blog n'est pas le lieu pour ça, je ne réitèrerai pas.]



    Je voulais voter Hamon.
    Parce que son programme m'intéresse, mais aussi et surtout parce que sa personnalité me plaît. Il a les qualités que je cherche chez un homme politique. Il est sincère et semble honnête. Il n'est pas bling bling, n'a pas l'air mégalo, il affiche même de l'humilité dans son discours. Il dit ce qu'il pense et parfois d'une manière naïve et peu stratégique.
    Bref, il me ressemble.
    Et, évidemment, ça ne fonctionne pas.
    Tout comme je n'ai jamais été comprise par mes pairs, il est lâché par les socialistes et les gens de gauche ne semblent pas sensibles à ses qualités.
    Pauvre Benoît, quel gâchis. Même moi je ne voterai pas pour toi.
    Si un jour on m'avait dit que voter Mélenchon serait un vote utile.
    Sache que je compatis.



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  • Mars 2017

    Cette séance fut éprouvante. Nous avons parlé de mon rapport à l'argent. Toute ma honte et ma culpabilité sont remontées à la surface.
    La peur de ne pas être une "bonne fille" au yeux de mes parents. Leur propre rapport à l'argent. La honte que j'ai longtemps eue de gagner plus d'argent qu'eux. La peur de le dépenser dans des choses pas absolument utiles, qui feraient de moi une "mauvaise fille". Le fait que mes parents ont longtemps réapprovisionné mon compte alors que je gagnais ma vie. Leur besoin de faire cela pour moi sans exiger en retour que je gère mon budget. Le fait qu'ils m'ont ainsi maintenue dans mon fonctionnement aberrant.
    Beaucoup d'émotions, donc.

    Nous avons étudié mes notes sur les pensées anxiogènes quand je m'apprête à regarder mes comptes et quand je m'apprête à saisir les dépenses. Au fil du temps où j'ai noté cela, j'ai pu constater que l'anxiété et le pourcentage de croyance dans les pensées anxiogènes avaient diminués, mais pas de la même manière. L'anxiété est restée plus élevée, alors que le pourcentage de croyances a beaucoup baissé. Je ne crois plus en mes pensées anxiogènes, mais je continue à en avoir peur. Comme si l'émotion s'était dissociée des pensées et vivait sa vie de son côté. C'est étrange, mais la psy pense que l'anxiété va finir par baisser aussi, sauf s'il y a d'autres choses qui m'angoissent que je n'ai pas encore identifiées.
    Je dois donc continuer à noter tout cela.

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  • Fin janvier 2017

    Au cours de la dernière séance, qui date du 24 janvier, je suis arrivée toute chafouine. J'étais très angoissée et en même temps en colère. J'avais des choses à dire à mon mari et je n'arrivais pas à lui dire.
    La psy m'a fait raconter ce que je voulais lui dire. Elle m'a expliqué qu'il est normal que j'ai maintenant des choses à dire ou à reprocher, parce que je n'accepte plus certaines choses qu'auparavant je supportais sans rien dire.
    Au vu de l'état dans lequel j'étais, elle a suggéré que nous fassions une séance tous les trois, pour que je puisse m'exprimer plus facilement.

    Quand je suis rentrée à la maison, mon mari a vu que j'étais préoccupée. Je lui ai dit que la psy proposait qu'on fasse une séance tous les 3. Il a répondu ne pas être contre l'idée, mais ne pas vouloir accepter sans savoir de quoi on y parlerait.
    Je n'ai pas pu faire autrement que de lui dire tout ce que j'avais à lui dire. Le fait de l'avoir déjà mis à plat avec la psy quelques heures auparavant m'a beaucoup facilité la tâche. Du coup, la conversation que nous devions avoir dans le cabinet de la psy a eu lieu dans notre cuisine. Cela s'est plutôt bien passé.

    Différents psys m'ont dit que lorsque je commencerai à m'affirmer, il y aurait des ajustements à faire dans le couple.
    C'est ce qui se passe en ce moment. Il y a des frottements. Parce que ni lui, ni moi, ne mettons toujours bien les formes pour dire ce que nous avons à dire ; et parce nous ne sommes pas toujours prêts à entendre ce que l'autre a à dire. Et puis je suis toujours très susceptible. Donc ça frotte.

    Mon prochain rdv est fin mars.
    En attendant, j'ai repris les exercices concernant mon rapport à l'argent : je dois noter, quand je suis en situation d'angoisse vis-à-vis de l'argent :
    - la (les) pensée(s) anxiogène(s)
    - l'émotion mesurée de 0 à 10
    - % de croyance dans la (les) pensée(s)
    - trouver des pensées alternatives
    - remesurer l'émotion initiale
    - remesurer le % de croyance

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  • Janvier 2016

    Au cours de la dernière séance, nous avons passé en revue les éléments notés que la psy m'avait demandé de consigner précédemment.
    A l'issue de ce passage en revue, la psy m'a refait passer l'échelle d'estime de soi de Rosenberg.
    Mon score était de 35. 
    Mon estime de soi est donc passée de très faible à forte.

    Concernant l'exercice sur les vêtements, sur les conseils de la psy, j'avais ressorti le Bouquin de Fanget "Affirmez-vous" et préparé une réponse aux critiques de mon mari sur mes choix vestimentaires.
    Je suis ensuite allée faire les magasins, seule, le 30 décembre. Il n'y avait pas grand-monde en ville, c'était bien. Au premier magasin, je n'ai rien essayé, et même rien trouvé du tout à mon goût. Cela m'a agacée car c'est dans ce magasin que j'avais fait mes achats ces dernières années. Ce jour-là, il semblait fréquenté uniquement par des dames de 55 ans et plus. Cela confirmait ce qu'en avait dit une vendeuse amie de mon mari : ce sont des fringues de vieilles. J'avais été étonnée qu'elle dise cela à l'époque, parce que moi j'y avais trouvé mon compte plus d'une fois. Et bien ce 31 décembre, je n'y trouvais pas mon compte, tout me semblait laid et, qui plus est, j'avais ma voix off qui me disait "n'essaye pas ça, de toutes façons il (mon mari) n'aimera pas" en boucle.
    J'ai pensé que c'était parce que je me braquais, une fois de plus.
    J'ai décidé de tenter un autre magasin. 
    J'ai ainsi fait deux autres magasins, en les choisissant très mal, un peu par dépit, car je savais pertinemment que j'avais peu de chance d'y trouver mon bonheur. Evidemment, je ne trouvais rien de joli et l'anxiété montait petit à petit.
    Et puis à un moment je me suis rendue compte que l'anxiété était en train de prendre le dessus. Alors j'ai fait ce que je fais en méditation : j'ai pris du recul par rapport à mon anxiété et par rapport à ma petite voix.
    Cela m'a permis de retrouver mon calme, d'aller dans un magasin qui me plaisait bien, et d'y trouver des vêtements qui me plaisent, de les acheter après avoir demandé conseil à une jolie vendeuse.
    Ce fut agréable, car les vêtements me plaisaient et m'allaient bien et que je me suis trouvée jolie.
    A mon retour de courses, je me suis changée, j'ai mis un des hauts que je venais d'acheter. Mon mari a trouvé que c'était joli.
    Ce fut une drôle d'expérience. J'étais à la fois très contente et fière que cela se soit si bien passé et presque déçue de ne pas avoir pu tester ma réponse aux critiques.

    La psy m'a demandé sur quoi je souhaiterai travailler maintenant.
    Je lui ai dit que j'avais deux énormes points noirs : mon rapport à l'argent et la peur du jugement de mon mari.
    Nous allons commencer par mon rapport à l'argent.
    Elle m'a demandé de noter mes pensées anxieuses négatives concernant cette problématique, afin qu'elle puisse comprendre ce qui m'angoisse exactement.
    Je dois noter, quand je suis en situation d'angoisse vis-à-vis de l'argent :
    - la (les) pensée(s) anxiogène(s)
    - l'émotion mesurée de 0 à 10
    - % de croyance dans la (les) pensée(s)
    - trouver des pensées alternatives
    - remesurer l'émotion initiale
    - remesurer le % de croyance

     

  • Séance de décembre 2016

    Au cours de cette séance, nous avons repris le travail sur l'estime de soi, par le moyen des qualités, là où il avait été quelque peu interrompu par mes angoisses de cancer. La psy m'avait demandé de continuer la liste de la fois précédente :

    - noter 5 qualités humaines me décrivant,
    - noter 5 qualités que mes amis et mes proches reconnaissent en moi, préciser laquelle contribue le plus à l'estime de moi,
    - décrire tous les jours une situation dans laquelle j'ai été contente en terme de qualité,
    - établir une liste de caractéristiques physiques me décrivant, qualités ou défauts.

     

    J'ai pris du plaisir à faire ce travail, c'était très agréable (conditionnement positif...) de noter des choses aussi positives tous les jours.

    Nous avons donc décortiqué tous ces points positifs.

    Et puis nous avons décortiqué les caractéristiques physiques, point un peu plus épineux.
    Je me suis rendue compte que je n'ai pas grand-chose à me reprocher sur ce plan-là, hormis le surpoids.
    Par contre, en terme d'apparence, un de mes problèmes persistants est le choix des vêtements. Je l'ai déjà évoqué souvent ici, j'ai un problème avec les fringues. Je n'arrive plus à m'habiller bien parce 1) je ne me regarde pas dans le miroir suffisamment pour voir si ça me va ou pas et 2) j'ai peur du jugement de mon mari sur le choix du vêtement. C'en est au point que je ne m'achète quasiment plus de vêtements. J'ai expliqué ce problème à la psy, qui m'a invitée à (re)travailler les techniques d'affirmation pour recevoir une critique et à aller seule m'acheter des vêtements qui me font plaisir.

     

    Pour la prochaine fois, elle m'a demandé de travailler sur les compétences :

    - noter 5 compétences me décrivant,
    - noter 5 compétences que mes amis et mes proches reconnaissent en moi, préciser laquelle contribue le plus à l'estime de moi,
    - décrire tous les jours une situation dans laquelle j'ai été fière/contente de moi en terme de compétences,
    - et toujours : établir une liste de caractéristiques physiques me décrivant, qualités ou défauts.


  • Surdoué ordinaire

    Au fil de mes lectures, je suis tombée sur cet article de Nicolas Gauvrit :

    http://mobile.francetvinfo.fr/sante/psycho-bien-etre/etre-tres-intelligent-ne-predispose-pas-a-des-troubles-psychologiques_1983691.html

    Nicolas Gauvrit est un chercheur qui s'est intéressé aux individus HPI après avoir assisté à une conférence d'une clinicienne renommée dans le domaine du HPI (ndlb : Jeanne Siaud-Facchin ?) et a trouvé son discours passionnant. Toutefois, il a été étonné de voir que ses propos n'étaient pas étayés de citations de sources scientifiques, mais qu'il s'agissait juste d'un avis d'expert, et que c'est le cas de la plupart des cliniciens médiatiques spécialisés dans le domaine. Il a donc décidé d'analyser la littérature scientifique sur le HPI. 
    Il en a tiré un livre :



    so.jpg

     

     

    Je n'ai pas (encore) lu son livre.
    J'ai visionné des vidéos où il explique sa démarche.
    Il a fait la critique les études scientifiques réalisées sur les enfants et adultes HPI et en a tiré des conclusions quant-aux descriptions des individus HPI, qu'il qualifie de mythes et légendes, qu'on entend dans les médias, notamment :
    - les individus HPI sont parfois anxieux, mais, d'après la littérature scientifique, en moyenne ils ne sont pas particulièrement anxieux
    - les individus avec autisme sont parfois HPI, mais, d'après la littérature scientifique, en moyenne ils ont rarement un haut potentiel intellectuel
    - les individus HPI sont parfois dyslexiques, mais, d'après la littérature scientifique, en moyenne ils ne souffrent pas spécialement de dyslexie
    - les enfants HPI sont parfois en échec scolaire, mais, d'après la littérature scientifique, en moyenne ils sont moins à risque d'être en échec scolaire que les enfants non HPI.

    En précisant qu'il ne prétend pas que les individus HPI ne peuvent pas être dépressifs, anxieux ou dyslexiques. Cela arrive. Simplement, d'après les résultats de ses recherches, l’association d’un QI supérieur et d’un trouble est probablement fortuite. Il ne faut pas chercher un lien de cause à effet entre les deux.



     

    Voici, d'après les données scientifiques actuelles qu'il a compulsées, classées en fonction de leur niveau de preuve, les notions qui sont validées (il y a des preuves que c'est vrai : en vert) et celles qui ne le sont pas (allant de "aucune preuve n'existe que c'est vrai" à "démontré faux" : en rouge)

    niveau de preuve hpi.jpg

      

    D'après lui, la différence entre ce qui est décrit au sujet des individus HPI dans les médias et ce que dit la science tient à plusieurs faits :

    - ce n'est pas télégénique de dire "on n'a pas démontré ceci", "on ne sait pas si cela est vrai ou non", "il n'y a pas de preuve que"
    - les cliniciens (médiatisés ou non) spécialistes du HPI voient tellement de patients HPI en souffrance (c'est leur motif de consultation ! Ceux qui ne souffrent pas ne consultent pas) qu'ils oublient que ce n'est pas le cas des individus HPI en moyenne
    - cela fait partie d'un message envoyé par les associations de parents à l'attention de l'Education Nationale qui ne veut s'inquiéter des enfants précoces qu'à partir du moment où ils sont en difficulté scolaire.

    Bref, tout ça pour dire que le HPI n'explique pas tout.
    On peut être HPI et anxieux, on peut être HPI et ne pas être anxieux. Même si, dans mon cas, les troubles anxieux constituent un motif de consultation qui aboutit au diagnostic du HPI.
    Peut-être qu'il y a la personnalité d'un côté et le HPI de l'autre.
    Qu'est ce qui fait qu'on est anxieux ? La génétique ? Le parcours de vie ?
    Si c'est le parcours de vie qui fait qu'on est anxieux, on peut se demander si ce parcours aurait été différent si l'individu n'avait pas été un indivu HPI. Même si le HPI n'implique pas autant de différence que ce qui est décrit par des gens comme Jeanne Siaud-Facchin, l'individu HPI diffère tout-de-même de la norme (la pensée divergente fait partie des éléments a bon niveau de preuve) et ce que fait l'environnement de cette différence a un impact sur le développement de l'enfant. Si la différence est acceptée, voire encouragée, l'enfant précoce n'aura pas la même enfance que si sa différence est incomprise, voire étouffée.
    Si c'est la génétique qui fait qu'on est anxieux, on ne peut pas dire pour autant que l'environnement n'a pas son rôle à jouer dans le développement des facteurs auxquels l'individu est prédisposé génétiquement.
    Bref, à mon niveau de connaissances, le dilemme est insoluble.

    A vrai dire, et malgré tout, je persiste à penser qu'il existe une corrélation entre les troubles anxieux et le HPI, mais sans que cela soit un lien de cause à effet direct. Le HPI serait plutôt une sorte de facteur favorisant l'anxiété, tout comme l'environnement en est un.
    Ne vous inquiétez-pas, j'ai bien conscience que mon avis de non-expert ne compte pas face à la science et que, de toutes façons, il ne vaut pas grand-chose médicalement et scientifiquement parlant.
    Et je pense également que le discours de Nicolas Gauvrit est très perturbant, car ce discours est juste scientifiquement mais il est en contradiction avec ce que je pense instinctivement. C'est d'ailleurs certainement pour cette même raison que les cliniciens oublient que ce qu'ils observent au quotidien dans leur cabinet ne correspond pas à ce qui existe en réalité "en moyenne" parmi toute la population d'individus HPI.

     

     

     

     

     

    Ecouter Nicolas Gauvrit :

     

     

     

     

     


  • Bonheurs de la méditation

    Une jolie explication de la méditation de pleine conscience :

    Les discussions du soir.
    Une émission proposée par Leili Anvar.

    Jeanne Siaud-Facchin
    Jeanne Siaud-Facchin Crédits : TB - Radio France

    Psychothérapeute, fondatrice et directrice de Cogito'Z premier centre en France de diagnostic et de prise en charge des troubles des apprentissages scolaires, Jeanne Siaud-Facchin a beaucoup travaillé sur les troubles scolaires et aussi sur les difficultés des personnes surdouées à trouver leur chemin et publié de nombreux ouvrages sur ces sujets. Mais elle est aussi thérapeute en méditation de pleine conscience et a publié deux ouvrages en relation avec ce thème de la méditation : Comment la méditation a changé ma vie (2012, Odile Jacob) et Tout est là, juste là : Méditation de pleine conscience (2014, Odile Jacob).

     

    Petit extrait mp3 ici :

    podcast

     

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  • Michel Desmurget ET A&Z

    En lisant Cerveau & Psycho, je suis tombée sur un article de Michel Desmurget, chercheur en neurosciences, qui explique qu'il a appliqué la démarche scientifique de l'evidence based medecine (médecine basée sur les preuves : c'est la méthode scientifique en médecine : analyse de la littérature scientifique internationale pour savoir quelles méthodes ont été évaluées dans des études et fonctionnent vraiment) pour trouver comment maigrir durablement. Ayant moi-même été chercheuse à une époque, ce discours a fait tilt à mon oreille. Un vrai chercheur qui s'attelle à ce sujet, je ne pouvais pas passer à côté. J'ai commandé son livre et me suis plongée dedans.
    Et cela tombait bien, parce que je commençais à désespérer de pouvoir un jour réussir avec la méthode Linecoaching de Apfeldorfer (psychiatre) et Zermati (médecin nutritionniste), qui sont également des gens très sérieux (preuve en est, ils n'ont pas été radiés de l'Ordre des Médecins, contrairement à d'autres...). Mais, avec le recul, je ne suis pas sûre que pour une HPI (avec une gestion des émotions disons, pour le moins, chaotique), appliquer la méthode Apfeldorfer & Zermati (A&Z) seule dans mon coin soit la meilleure des idées que j'ai eue.
    Donc Michel Desmurget arrive à point nommé pour m'aider.
    Il a effectivement épluché la littérature scientifique internationale sur le sujet de l'amaigrissement pour en tirer les conclusions suivantes :
    - pour maigrir durablement il ne faut pas maigrir vite. C'est à dire qu'il faut que la diminution des apports caloriques quotidiens soit tellement faible qu'elle ne déclenche pas la réaction physiologique de réponse à la pénurie qui habituellement pousse le sujet à craquer et à refaire ses réserves de graisse, voir plus.
    - il faut commencer par compter les calories pendant plusieurs semaines (contrairement à ce que préconisent A&Z, qui veulent que le sujet fasse exclusivement confiance à ses sensations de faim et de satiété et arrête de compter tout ce qu'il ingurgite)
    - il faut se peser tous les jours (contrairement à ce que préconisent A&Z, qui veulent que le sujet arrête d'être obnubilé par sa balance) pour pouvoir mesurer de manière fiable l'amaigrissement (faire des stats)
    - il donne quelques conseils comme pas regarder la télé/internet/Facebook en mangeant, pour se concentrer uniquement sur le repas (là il est d'accord avec A&Z)
    De mon point de vue, le travail de Desmurget améliore la méthode de A&Z, qui n'était pas faite pour moi en l'état.
    J'ai démarré cet été. J'ai commencé à perdre du poids, et la perte suit bien la courbe prévue. Donc à ce jour, je suis plutôt rassurée.

    Desmurget

     

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  • Miroir

    Introspection de  Giulia Marangoni

     

    C'est quand-même plus agréable de noter chaque jour ce dont je suis contente (ou qui me rend fière de moi) que de noter mes pensées négatives. Autant, les premiers temps, j'avais du mal, autant aujourd'hui j'aime bien le faire, ça me fait du bien.

    A part ça, en ce moment, ma salariée est en arrêt maladie. Sa remplaçante actuelle n'est pas affirmée. Elle n'ose pas faire plein de choses. Y compris des choses qu'elle est sensée faire sans que je lui demande. Mais aussi des choses qu'elle devrait proposer pour améliorer l'activité du cabinet. Certes, elle n'est que remplaçante, et n'est pas obligée de se sentir investie à fond. Mais si ma salariée est mise en invalidité, le poste sera à prendre et la remplaçante le sait. Son manque d'affirmation, son manque d'initiatives, qui ont tendance à m'agacer, parce que ça porte préjudice à l'efficacité de mon travail, me mettent face à mes propres difficultés d'affirmation. Ce miroir quotidien de mon manque d'affirmation me pousse à me remettre en question. Ainsi, petit-à-petit, je me force à (enfin) oser faire ou dire des choses qu'en temps normal je remiserais dans la case du "de toutes façons, c'était pas très intéressant/important". Du coup, je me fais un peu plaisir, et je sens que ça porte ses fruits.
    En même-temps, quand j'écris ce mots, j'ai le sentiment que ça fait 10 ans que je me dis "ça y est, j'y arrive" et je me demande si, en fait, mes avancées ne seraient pas tellement faibles que dans 10 ans j'en serai encore à me dire "ça y est, j'y arrive".
    Et je me dis aussi que mon mari a bien eu du mérite de me supporter il y a 10 ans.

  • Séance de novembre 2016

    Au cours de cette séance, j'ai évoqué mes soucis anxieux du moment qui m'occupent ou m'ont occupé pas mal le cerveau (le grain de beauté qui finalement n'était pas cancéreux, des difficultés avec ma salariée en arrêt maladie et son remplacement). Cela nous a pris pas mal de temps et a un peu tronqué la séance.
    Puis nous avons décortiqué la liste de caractéristiques physiques me décrivant, qualités ou défauts, que la psy m'avait demandée la dernière fois. Il s'avère, à ma grande surprise, que la plupart des items de cette liste sont positifs. Le gros point négatif étant mon surpoids, chose sur laquelle je travaille. Je lui ai expliqué ma démarche vis-à-vis de la diététique comportementale. Elle m'a demandé de recommencer ce qu'elle m'avait demandé la dernière fois. Je lui ai dit que j'avais peu de choses notées au quotidien pour lesquelles j'avais été "fière de moi". Elle m'a dit de remplacer "fière" par "contente", ce qui devrait faciliter l'exercice.

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