13 juillet 2009
25ème séance
Pas de problème cette fois non plus pour aller voir le psy.
Voici le résultat du questionnaire : +48 sur une échelle qui va de -90 à +90.
Je suis partie de -49, me voilà à +48... Impressionnant. Mais, comme je le dis au psy depuis plusieurs séances, j'ai toujours l'impression d'avoir beaucoup de problèmes, puisque j'ai encore beaucoup de difficultés avec mes proches. Mais là, on sort du postulat.
Ceci-dit, je ressens la différence avec les non-proches et cela me rend la vie plus facile.
En ce qui concerne mes difficultés dans le couple, le psy m'a demandé de réfléchir à la question suivante :
est-ce que mon manque d'initiatives vient de ma phobie ou bien est-ce que c'est dans ma nature.
Je lui ai fait remarquer qu'à la séance précédente, il avait été beaucoup plus catégorique à ce sujet en m'annonçant que mon manque d'envie venait de ma personnalité et non de ma phobie. A cela, il a répondu que je ne lui semblais pas malheureuse ou frustrée comme si j'étais quelqu'un qui a des envies mais qui n'ose pas les dire du fait de sa phobie.
Je lui ai répondu que peut-être qu'avec le temps j'ai appris à taire ces envies et qu'elles se sont éteintes.
Il m'a demandé d'approffondir cette réflexion pour la prochaine fois.
14:49 Publié dans La thérapie, Les séances, L'échelle d'affirmation de soi, Postulat | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : phobie, sociale, anxiété, thérapie, cognitive, comportementale
08 juin 2009
24ème séance
Au cours de la vingt-quatrième séance, nous avons fait le point sur ma santé. Cela va mieux.
Nous pouvons donc avancer.
Le psy m'a donné le questionnaire à remplir à nouveau pour la prochaine fois, pour voir où j'en suis.
Nous avons parlé d'où j'en suis dans ma phobie : je suis débarrassée du postulat à 95%, de ma timidité à timidité 95%.
Il m'a demandé de parler de mes problèmes avec les proches : je suis en plein dedans. J'ai des difficultés avec mon compagnon depuis un moment. Et c'est devenu mon principal souci.
Le psy m'a fait décrire des situations problématiques. Il en a conclu que tout n'est pas lié à ma névrose, qu'il y a des choses qui font partie de ma personnalité. Le fait que mon compagnon attende des changements au sujet de ces choses également va le conduire à une déception. Je n'ai pas que des problèmes liés à ma phobie, j'ai aussi un problème de couple.
Tout n'est pas dû à la phobie...
08:12 Publié dans La thérapie, Les séances, L'échelle d'affirmation de soi, Postulat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : phobie, sociale, anxiété, thérapie, cognitive, comportementale
22 novembre 2008
18ème séance
Au cours de la 18ème séance, nous avons dépouillé les résultats du questionnaire. J'ai cette fois-ci un score de +26 sur l'échelle qui va de -90 à +90. J'ai donc atteint un score positif. Le psy m'a félicitée. Il a regardé les items qui restent dans le négatif :
- discuter les prix avec les représentants et les vendeurs
- Si quelqu’un a répandu des histoires fausses et de mauvais gout à mon sujet, je le vois aussi vite que possible pour une explication
Il m'a expliqué qu'il va falloir que je travaille sur ces 2 items-là, parce que j'en aurai besoin, ne serait-ce que professionnellement.
Je lui ai fait part des interrogations que j'ai parfois, quand je n'ai pas envie de dire ou de faire une chose. Je me demande si je ne veux pas la faire parce que j'ai décidé que ça ne présentait pas d'intérêt ou parce que j'ai peur de la faire. En résumé, j'ai peur de tomber dans l'excès inverse et de devenir agressive parce qu'il faut à tout prix que je dise tout ce qui me passe par la tête. Il m'a expliqué qu'il y a une grande différence entre trouver qu'un chose n'a pas d'intérêt à être dite, parce qu'on y a réfléchi, et ne pas la dire parce qu'on a peur des conséquences. D'une part, il s'agit d'un raisonnement, de l'autre il s'agit d'émotions. Il m'a dit que parfois il m'arrivera de me cacher derrière un raisonnement pour me laisser aller à ma peur, mais il m'a dit que j'avais le droit d'avoir des faiblesses, comme tout le monde.
Il m'a demandé de combien je pensais être débarassée du postulat : 90%, et de la timidité : 90%.
Je lui ai dit que je commençais à sentir les effets positifs sur mes relations avec mes proches, notamment avec mon compagnon.
Il m'a demandé de travailler sur les demandes, choses que j'ai encore du mal à faire avec mes proches.
20:56 Publié dans La thérapie, Les séances, L'échelle d'affirmation de soi, Postulat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : phobie, sociale, anxiété, thérapie, cognitive, comportementale
18 octobre 2008
17ème séance
Au cours de la 17ème séance, nous avons évoqué les difficultés que je rencontre au quotidien avec mon compagnon. Le psy a essayé de me donner des débuts de solutions pour y remédier. La conclusion est : PARLER.
Mais comment parler ? En général, quand j'ai quelquechose à dire, j'ai tellement attendu pour le dire, que ça sort brusquement et sur un ton agressif. Le psy m'a dit que c'est normal d'avoir des ratés au stade où j'en suis, cela va s'améliorer à l'avenir.
Il m'a posé la question rituelle : de combien pensez-vous vous être débarrassée du postulat : 80%, de votre timidité : 80%.
On progresse.
J'ai hâte que les progrès enregistrés sur le postulat (c'est à dire qui ne concernent pas les gens qui comptent vraiment pour moi) retentissent sur mes rapports avec mes proches. Cela a commencé, mais c'est long, très long.
Je lui ai dit que globalement je me sentais mieux, beaucoup moins emprisonnée dans ma phobie, plus légère.
Il m'a redonné le questionnaire pour objectiver ces progrès. Il pense que mon score doit être maintenant positif.
11:56 Publié dans La thérapie, Les séances, L'échelle d'affirmation de soi, Postulat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : phobie, sociale, anxiété, thérapie, cognitive, comportementale
30 septembre 2008
16ème séance
Au cours de cette séance, nous avions prévu de parler de mon travail, c'est à dire d'envisager sereinement et de manière objectives les différentes possibilités qui s'offraient à moi pour m'aider à prendre une décision.
Je suis donc arrivée avec ma décision tout prise (lire la note précédente) à annoncer au psy.
Je lui ai annoncé aussi les deux autres changements intervenus récemment. Il était content de ces prises de décision et m'a dit que je semblais aller bien. Ce qui est le cas, même si j'ai le trac vis à vis de mon futur travail.
Il m'a demandé à quel pourcentage je pensais maintenant être débarrassée du postulat : 75% et de la timidité : idem.
Ca progresse, tout roule, on continue comme ça.
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27 juillet 2008
14ème séance
Au cours de la quatorzième séance, nous avons examiné la liste des choses qui ont évolué, que le psy m'avait demandé de faire.
Au vu des items de cette liste, il me redemande de quel pourcentage je pense m'être débarrassée du postulat. Je lui réponds comme la fois précédente, 20-25%. Il me dit que le fait que cela n'ait pas progressé l'embête.
Il continue à parcourir la liste en fronçant les sourcils. Il m'explique que ce n'est pas possible que j'aie aussi peu progressé, car les items de la liste ne sont pas des petites choses, ce sont de gros progrès.
Il m'a réexpliqué que les 10 personnes proches (10 étant une moyenne) qui comptent dans mon entourage ne sont pas à mettre dans le postulat. Le postulat est : "je veux que tout le monde m'aime". Tout le monde, y compris les gens que je n'aime pas. Vouloir être aimée par les gens que j'aime, c'est une chose différente, car il n'y a rien de plus normal. Quand je serai débarrassée du postulat, qui ne concerne pas les 10 personnes proches, j'aurai alors suffisament d'assurance pour avancer avec mes proches.
Il m'a donc demandé de combien je pensais avoir progressé, sans tenir compte des proches.
J'ai répondu que, si j'écarte mon compagnon et ma mère, je pense avoir progressé de pas loin de 50%, disons plus entre 25 et 50 qu'entre 0 et 25. Nous sommes partis sur la base de 40% pour le postulat, et idem pour la phobie.
Il m'a expliqué que nous allons continuer ainsi jusqu'à ce que je me sois débarrassée totalement du postulat. Au fur et à mesure que je me rends compte du non-sens du postulat, je change mon comportement.
Il pense que de la disparition du postulat découlera un changement dans mon comportement avec mes proches. Par exemple, on peut imaginer que quand je serai débarrassée à 100% du postulat, je serai débarrassée de 50% du problème qui concerne mes proches.
Il m'a demandé de continuer la liste des choses qui ont progressé pour la prochaine fois, en septembre. D'ici-là, des tas de choses se seront passées, y compris avec mon compagnon. Il a ajouté qu'il avait l'impression que cela m'était plus difficile avec lui. Il m'a expliqué que le fait que je progresse fait que je ne supporte plus certaines choses que je supportais auparavant et qu'il faudra des réajustements dans le couple.
12:15 Publié dans La thérapie, Les séances, Postulat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : phobie, sociale, anxiété, thérapie, cognitive, comportementale
05 juillet 2008
13ème séance
A la treizième séance, nous avons décrypté le questionnaire qu'il m'avait demander de remplir à nouveau. Il m'a redemandé dans quelle proportion je pensais m'être débarrassée de la phobie, ne se souvenant plus de m'avoir posé la question à la dernière séance. J'ai répondu que la fois précédente j'avais dit 10%, mais qu'au vu de mes réponses aux questionnaire, ce serait plutôt 20%. En fait je pensais à 1/4, 25% quoi, mais je n'ai pas osé le dire, j'ai préféré rester prudente et annoncer 20% (cela confirme que je n'ai pas de problème d'estime de moi, mais que j'ai un problème d'affirmation de moi).
Il m'a demandé également dans quelle proportion je pensais m'être débarrassée du postulat. J'ai répondu que maintenant, je percevais les automatismes de pensées qui me passent par la tête et que je les chasse. J'ai estimé que la progression sur ce sujet était la même que pour la phobie. Il m'a expliqué que le fait que les deux aient progressé de la même façon indique que nous sommes bien sur la bonne piste et qu'il ne semble pas y avoir d'autre postulat à rechercher.
D'après le psy, le résultat du test indique que j'ai progressé de 25%.
Je suis maintenant à -26 sur l'échelle qui va de -90 à +90.
Je suis restée un peu incrédule sur le coup. Je lui ai dit que j'ai beaucoup de mal à imaginer me débarrasser complètement du problème, même si j'ai confiance en la thérapie.
Il m'a dit que le fait que j'ai déjà commencé à progresser, et ce de manière significative (le seuil de significativité étant de 10 points et j'en ai gagné environs 25) et un signe très positif pour le pronostic. En général les gens commencent à faire des progrès après la découverte du postulat et pas avant. Il m'a dit aussi que la progression serait en dent de scie. Il a eu une fois un patient qui a progressé de manière continue et rapide et qui a rechuté rapidement.
Il m'a demandé de noter pour la prochaine fois la liste des points qui se sont améliorés.
15:45 Publié dans La thérapie, Les séances, L'échelle d'affirmation de soi, Postulat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : phobie, sociale, anxiété, thérapie, cognitive, comportementale
25 juin 2008
12ème séance
Au cours de cette douzième séance, le psy m'a accueillie en souriant largement. Il m'a demandé si je savais pourquoi il souriait. Je pensais que c'était parce que nous allions passer à la deuxième étape de la thérapie. Il m'a répondu que c'est parce qu'il pensait au postulat et il m'a demandé ce que j'en pensais, si je pensais que c'était bien là le problème et ce que j'allais en faire.
C'est vraissemblablement bien là le problème. Même si ça ne semble pas évident pour toutes mes difficultés au premier abord, quand je me pose 5 minutes pour y réfléchir, ça semble clair comme de l'eau de roche.
Ce postulat qui m'empêche de vivre, comme dit le psy. Il m'a demandé si j'imaginais ma vie sans ce truc. Oui, et je pense qu'elle aurait été bien différente. Pas forcément mieux, mais beaucoup plus simple.
Ce que je veux en faire? Faire en sorte qu'il ne m'empêche plus de vivre. Je n'ose pas dire "m'en débarrasser".
Il m'a demandé si je pensais avoir fait des progrès et dans quelle proportion. J'ai répondu que je pensais m'être débarrassée de 10% du problème. Il m'a donné le même questionnaire qu'au début à remplir pour la prochaine fois.
15:30 Publié dans La thérapie, Les séances, L'échelle d'affirmation de soi, Postulat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : phobie, sociale, anxiété, thérapie, cognitive, comportementale
30 mai 2008
11ème séance avec le recul

Je veux que tout le monde m'aime, c'est ce qui explique mon comportement et qui finalement explique mes problèmes de couple. Je veux trop être aimée.
C'est aberrant, mais finalement logique.
Et toute ma vie est dirigée par ce postulat.
Quand le psy m'a dit "vous ne voulez pas faire de vague, vous voulez plaire à tout le monde, et comme tout le monde n'a pas les mêmes goûts, vous devenez transparente, inexistante", j'ai frémi. Mon compagnon m'a régulièrement reproché d'être transparente et inexistante. Mais lui pense que, la pluspart du temps, je me fiche de ce que les autres pensent. Or c'est faux, je ne fais rien de peur de déplaire et non par indifférence vis à vis de l'avis des autres.
Le psy m'a demandé de réfléchir à combien ma vie entière est basée sur ce postulat.
Pas besoin d'y réfléchir beaucoup. Cela me revient à la face en permanence.
Auparavant, cela faisait partie de mon fonctionnement "normal", je faisais en sorte de ne pas déplaire.
Aujourd'hui, cela fait toujours partie de mon fonctionnement, mais à chaque fois que j'en prends conscience, cela me meurtrit. Cela me meurtrit au jour le jour, en direct live. Quant-à repenser à tout ce qu'est et qu'a été ma vie sous l'angle de la pathologie, j'en frémis...
Certains jours, je me demande ce que serait ma vie sans cette pathologie. Cela me déprime.
D'une manière générale, en ce moment, tout me déprime, de toutes façons.
Moi, ma maladie, ma vie, mon couple, mes conditions de travail, la France, j'en passe et des meilleures.
Je ne sais pas si maladie est le bon mot. C'est, je crois, la première fois que je l'emploie ici, et peut-être même la première fois que je l'emploie tout court. Mais je trouve qu'en ce moment, il me va très bien.
Bizarrement, depuis que je suis cette thérapie et que je sais que j'ai une autre pathologie, en plus de la dépression, je suis beaucoup plus à l'aise avec le fait de parler de la dépression et des psys et des anti-dépresseurs. Je me surprends à en parler ouvertement à mes collègues. Je trouve ça positif.
Je suppose que les prochaines séances consisteront à la mise en place des exercices pour lutter contre la phobie.
Enfin !
11:55 Publié dans La thérapie, Les séances avec le recul, Mon bulletin de santé, Postulat | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : phobie, sociale, anxiété, thérapie, cognitive, comportementale
24 mai 2008
11ème séance
Dans une thérapie cogitivo-comportementale, les premières séances ont pour but d'analyser le fonctionnement du patient, pour mettre en lumière les idées sous-tendues par son comportement.
Cette démarche aboutit à la découvetre d'un postulat, sur lequel est basée la vie du patient et qui dirige son comportement.
Cette notion de postulat, je ne la connaissais pas jusqu'à la 10ème séance.
Le postulat qui régit ma vie c'est que je veux que tout le monde m'aime.
Si je fais, ou plus exactement si je ne fais pas, tout ça, c'est parce que je veux que tout le monde m'aime. C'est ce qui est ressorti de cette onzième séance.
Pour que tout le monde m'aime, je ne dois déplaire à personne. Je ne fais donc pas de vague, je suis transparente, inexistante et je fuis les gens, dixit le psy.
Je ne sais pas pourquoi je veux que tout le monde m'aime, mais il semblerait que je n'ai pas beosin de le savoir pour lutter. Si je le souhaite, quand cette thérapie sera terminée, je pourrai creuser cela avec le psy.
Le psy m'a demandé de repenser à tout cela et de réaliser combien ma vie entière est basée sur ce postulat.
21:45 Publié dans La thérapie, Les séances, Postulat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : phobie, sociale, anxiété, thérapie, cognitive, comportementale







