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Séance de juillet 2016

Au cours de cette séance, nous avons étudié les situations où j'ai noté des pensées dévalorisantes et leurs alternatives.
Certaines fois, je n'ai pas trouvé de pensées alternatives ou, plus exactement, elles ne m'avaient pas convaincue.
En voyant les exemples que je lui donnais, la psy m'a expliqué que si les pensées alternatives n'étaient pas convaincantes, c'est parce que j'étais restée dans le flou, dans le général. Pour émettre des pensées alternatives, il faut du concret, du précis, des faits. La plupart du temps, si je m'en tiens aux faits, la pensée dévalorisante (toujours très générale "je suis nulle", "je ne sais rien faire") ne résiste pas. Cela revient par exemple à se dire "certes, j'ai raté ça, mais par ailleurs j'ai réussi ça et ça", donc le "je suis nulle" n'a plus de sens.
Par exemple, parmi mes pensées dévalorisantes, il y avait "je ne sais pas réconforter les gens, je suis nulle", parce que récemment je me suis sentie totalement impuissante dans une situation où je n'ai pas su réconforter quelqu'un. Il m'était déjà arrivé de penser cela, suite à des situations où je n'avais pas su quoi dire à quelqu'un qui n'allait pas bien et où je m'étais vue comme Sheldon Cooper et son "there, there". Mais en cherchant d'autres faits qui se rapportent à des situations où j'ai eu à consoler des gens, je me suis rendue compte que j'avais des souvenirs de situations où on m'avait remerciée pour le soutien que j'avais apporté, alors que j'avais eu le sentiment de n'avoir pas pu faire grand chose. J'ai aussi admis que la dernière situation en date, de laquelle le "je suis nulle" découlait, faisait référence à une personne ivre et donc inconsolable en l'état. J'ai alors réalisé que j'avais déjà réussi à consoler des gens, que je SAIS LE FAIRE et ce fut un petit séisme, exactement comme quand j'ai découvert que je n'étais pas nulle en calcul mental. Ce qui m'a choquée, c'est de réaliser la différence qui existe entre comment je m'évalue et la réalité de ce que je suis. En fait, je suis complètement à côté de la plaque quand je m'évalue, parce que je ne me base pas sur les faits, mais sur un ressenti.
Je pense que cette prise de conscience est une étape importante dans le travail sur l'estime de soi qui s'est déroulée là.

 

 

 

sheldon-leonard.gif
The Big Bang Theory, Sheldon réconfortant Léonard.

 

 

Commentaires

  • Bonjour,
    tout d'abord un grand merci de partager avec autant de clartée vos séances en tcc, vous ne savez surement pas combien vous aidez de nombreuses personnes par ce biais. J'ai énormément de mal à trouver un thérapeute tcc qui me convienne pour ma phobie sociale, j'ai chaque fois l'impression de leur expliquer quel est ce trouble comme si ils ne le connaissaient pas très bien. Pouvez vous me dire comment vous avez menez vos recherches afin de trouver quelqu'un qui vous fasse avancer de manière aussi pertinente ? Pensez vous qu'il faille insister pour y trouver son compte même si l'impression de départ est mauvaise ?

  • C'est étrange qu'un thérapeute TCC ne connaisse pas la phobie sociale.
    Moi je pense que si le psy ne connaît pas la phobie sociale, il faut partir en courant.
    Etes-vous sûre que ce sont bien des psychologues ou des psychiatres formés aux Thérapies Cognitives et Comportementales que vous avez consultés ?
    Pour en trouver, vous pouvez aller sur ce site :
    http://www.aftcc.org/carte_membres
    qui est l'annuaire officiel des psy TCC français, mais qui n'est pas nécessairement exhaustif.
    Sinon, vous avez ce site :
    http://300gp.ovh.net/~actfranc/ACT/index.php?option=com_comprofiler&task=userslist&listid=Therapeutes+ACT&Itemid=57
    qui présente un annuaire des thérapeute ACT (nouvelle génération des TCC), et qui n'est pas exhaustif non plus.
    Vous pouvez aussi demander conseil à l'association Médiagora (association de phobiques) de votre région :
    http://mediagoras.fr/nous-contacter/carte-interactive

  • Merci pour les liens ! Je ne connaissais pas celui des thérapeutes ACT qui a l'air vraiment intéressant.
    Les psychologues que j'ai vu étaient tous répertoriés sur aftcc, mais ils ne m'ont rien appris que je ne savais déjà à propos de ma phobie. Il est possible que je sois trop exigeante mais j'aurais voulu un travail très discipliné sur les pensées/émotions (se confronter aux situations est vain dans mon cas si je reste dans le même schéma de pensé.)

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