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Décembre 2013

Un peu de retard dans la mise à jour du blog.
J'ai eu un accident de voiture assez conséquent début décembre. Rien de grave pour moi, juste quelques courbatures, mais voiture morte et grosse frayeur. Ça a beaucoup chamboulé le mois de décembre. J'ai un peu tout laissé en suspens. Le blog, le démarrage du groupe de paroles, mon nouveau projet professionnel, mes efforts d'affirmation dans le couple, Linecoaching (site auquel je me suis inscrite en septembre, je ne crois pas en avoir encore parlé ici, j'y reviendrai, il y a beaucoup à dire). Bref, on est en janvier et je tente de reprendre tout ce que j'ai laissé en plan.

J'ai vu le psy le 24 décembre.
Nous avons parlé de mon accident de voiture, de la réunion de ma famille pour les fêtes chez mes parents (ma mère a finalement réussi à nous inviter mes frères et moi, ça n'a pas été facile, il a fallu la convaincre que pour que chacun vienne, il fallait prendre le téléphone et l'inviter pour de vrai).

Nous avons aussi parlé de ma difficulté grandissante à m'acheter des vêtements. Je ne crois pas en avoir déjà parlé ici, je ne sais plus.
Pour situer, en décembre, j'en étais rendue à n'avoir qu'un seul pantalon que je portais en permanence (vive le sèche-linge !). C'est de l'évitement. En fait, j'ai tellement peur que mon mari n'aime pas ce que j'achète, que je n'achète plus de vêtements. Quand il m'arrive d'en choisir, voir d'en acheter sans lui et qu'il trouve que le vêtement ne me va pas, ça me rend furieuse. Le problème, c'est que j'achète des vêtements qui me plaisent et pas des vêtements qui me vont. Je ne me regarde pas, même si j'essaie le vêtement, je me contente de voir si ça me plaît, pas si ça me va au niveau teinte ou morphologie. En gros, je ne sais pas m'habiller. J'ai même fait un relooking il y a deux ans, mais je n'étais pas prête du tout et je n'en ai rien tiré, à part une grosse crise de larme qui a duré toute la matinée le lendemain.
Avant de rencontrer mon mari, je m'habillais mal, mais je ne le savais pas. J'en ai la preuve sur les photos. J'ai eu des périodes où j'étais (mal) lookée (altermondialiste avec poncho et bonnet péruvien) et des périodes où je me fichais un peu de ce que je portais. Mon mari, lui ne s'en fout pas, il voudrait que je me mette en valeur.
Donc, j'ai raconté au psy que je n'achetais plus de vêtements, que la dernière fois où j'en ai acheté, c'était au printemps dernier. Mon mari avait accepté de m'accompagner pour m'aider à choisir. Ça s'était bien passé. J'avais pris sur moi pour ne pas céder à la crise d'angoisse, j'avais refoulé la crise de larmes en cabine et après les emplettes. J'avais acheté le minimum pour m'habiller pour la belle saison. Ce n'était pas des vêtement qui me plaisaient forcément au premier regard, mais ils m'allaient tous bien. Nous avons réessayé de faire ça mi-décembre, lui sortait d'une angine carabinée, moi de l'accident voiture, nous étions tous deux à fleur de peau. Mauvaise idée. Ça n'a pas marché. En plus, j'avais regrossi depuis le printemps et je ne rentrais plus dans ma taille habituelle de pantalon. Je ne l'ai pas supporté. J'ai jeté la vendeuse qui essayait de me vendre la taille qui ne m'allait plus en me disant que ça allait se détendre, ou que, sinon, il fallait essayer une taille au-dessus, et je n'ai rien acheté. Sur le trajet du retour, mon mari a essayé de me consoler en me disant qu'avant, je n'aurais jamais dit à la vendeuse que son argument de vêtement qui se détend n'était pas acceptable (on n'achète pas des vêtements dans l'espoir qu'ils se déforment, lui avais-je répondu), même si je lui ai dit sur un ton inadapté, et que j'aurais acheté le pantalon trop petit.
Le psy m'a conseillé de retenter l'expérience en prenant 1/4 de Lexomyl avant d'y aller. Pourquoi pas.

Il m'a aussi dit que mon mari dit qu'il me faut de vêtements qui me mettent en valeur, alors qu'en réalité, il s'agit de mettre en valeur ma féminité. Il ne s'agit pas de me mettre en valeur moi, mais seulement un aspect de moi. Je ne sais pas ce que ça change, mais je suis d'accord avec ça.

Il m'a demandé comment ça se passait sur le plan vestimentaire quand j'étais petite. Je lui ai expliqué qu'après le décès de ma sœur, j'ai été élevée avec mes deux grands-frères, en garçon manqué. D'ailleurs, l'aspect garçon manqué, "fille costaud", était beaucoup valorisé (ce qui choque mon mari). Je portais les vêtements de mes frères parce que mes parents n'avaient pas de sous, et ma mère me coupait les cheveux très court, habitude qu'elle avait prise depuis que j'étais en maternelle, car des poux étaient régulièrement partagés à l'école par d'autres enfants. Je ressemblais à un garçon. Les gens me prenaient souvent pour un garçon à l'âge de 8-9 ans. Par contre, à l'adolescence, ma mère m'a dit qu'elle aurait aimé que je m'habille en fille. Mais c'était un peu tard, les habitudes étaient prises.

Depuis cette séance, j'ai acheté des vêtements en faisant les soldes sur internet, avec essayage devant mon mari le week-end après la réception du colis. Pas facile, mais faisable, sans Lexomyl. Ça évite de se coltiner la cohue des soldes, d'autant que pour aller faire du shopping, j'ai 1 heure et demie de voiture aller-retour.

A part ça, le repas en famille s'est très bien passé.

A la prochaine séance, je lui parlerai de ma procrastination.

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