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  • Michel Desmurget ET A&Z

    En lisant Cerveau & Psycho, je suis tombée sur un article de Michel Desmurget, chercheur en neurosciences, qui explique qu'il a appliqué la démarche scientifique de l'evidence based medecine (médecine basée sur les preuves : c'est la méthode scientifique en médecine : analyse de la littérature scientifique internationale pour savoir quelles méthodes ont été évaluées dans des études et fonctionnent vraiment) pour trouver comment maigrir durablement. Ayant moi-même été chercheuse à une époque, ce discours a fait tilt à mon oreille. Un vrai chercheur qui s'attelle à ce sujet, je ne pouvais pas passer à côté. J'ai commandé son livre et me suis plongée dedans.
    Et cela tombait bien, parce que je commençais à désespérer de pouvoir un jour réussir avec la méthode Linecoaching de Apfeldorfer (psychiatre) et Zermati (médecin nutritionniste), qui sont également des gens très sérieux (preuve en est, ils n'ont pas été radiés de l'Ordre des Médecins, contrairement à d'autres...). Mais, avec le recul, je ne suis pas sûre que pour une HPI (avec une gestion des émotions disons, pour le moins, chaotique), appliquer la méthode Apfeldorfer & Zermati (A&Z) seule dans mon coin soit la meilleure des idées que j'ai eue.
    Donc Michel Desmurget arrive à point nommé pour m'aider.
    Il a effectivement épluché la littérature scientifique internationale sur le sujet de l'amaigrissement pour en tirer les conclusions suivantes :
    - pour maigrir durablement il ne faut pas maigrir vite. C'est à dire qu'il faut que la diminution des apports caloriques quotidiens soit tellement faible qu'elle ne déclenche pas la réaction physiologique de réponse à la pénurie qui habituellement pousse le sujet à craquer et à refaire ses réserves de graisse, voir plus.
    - il faut commencer par compter les calories pendant plusieurs semaines (contrairement à ce que préconisent A&Z, qui veulent que le sujet fasse exclusivement confiance à ses sensations de faim et de satiété et arrête de compter tout ce qu'il ingurgite)
    - il faut se peser tous les jours (contrairement à ce que préconisent A&Z, qui veulent que le sujet arrête d'être obnubilé par sa balance) pour pouvoir mesurer de manière fiable l'amaigrissement (faire des stats)
    - il donne quelques conseils comme pas regarder la télé/internet/Facebook en mangeant, pour se concentrer uniquement sur le repas (là il est d'accord avec A&Z)
    De mon point de vue, le travail de Desmurget améliore la méthode de A&Z, qui n'était pas faite pour moi en l'état.
    J'ai démarré cet été. J'ai commencé à perdre du poids, et la perte suit bien la courbe prévue. Donc à ce jour, je suis plutôt rassurée.

    Desmurget

     

    Lien permanent 1 com' Catégories : Diététique comportementale
  • Miroir

    Introspection de  Giulia Marangoni

     

    C'est quand-même plus agréable de noter chaque jour ce dont je suis contente (ou qui me rend fière de moi) que de noter mes pensées négatives. Autant, les premiers temps, j'avais du mal, autant aujourd'hui j'aime bien le faire, ça me fait du bien.

    A part ça, en ce moment, ma salariée est en arrêt maladie. Sa remplaçante actuelle n'est pas affirmée. Elle n'ose pas faire plein de choses. Y compris des choses qu'elle est sensée faire sans que je lui demande. Mais aussi des choses qu'elle devrait proposer pour améliorer l'activité du cabinet. Certes, elle n'est que remplaçante, et n'est pas obligée de se sentir investie à fond. Mais si ma salariée est mise en invalidité, le poste sera à prendre et la remplaçante le sait. Son manque d'affirmation, son manque d'initiatives, qui ont tendance à m'agacer, parce que ça porte préjudice à l'efficacité de mon travail, me mettent face à mes propres difficultés d'affirmation. Ce miroir quotidien de mon manque d'affirmation me pousse à me remettre en question. Ainsi, petit-à-petit, je me force à (enfin) oser faire ou dire des choses qu'en temps normal je remiserais dans la case du "de toutes façons, c'était pas très intéressant/important". Du coup, je me fais un peu plaisir, et je sens que ça porte ses fruits.
    En même-temps, quand j'écris ce mots, j'ai le sentiment que ça fait 10 ans que je me dis "ça y est, j'y arrive" et je me demande si, en fait, mes avancées ne seraient pas tellement faibles que dans 10 ans j'en serai encore à me dire "ça y est, j'y arrive".
    Et je me dis aussi que mon mari a bien eu du mérite de me supporter il y a 10 ans.