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Septembre 2013

Au cours de cette séance, j'ai donné des exemples de situations concrètes où je me mets en situation d'enfant vis-à-vis de mon mari, en faisant des choses en cachette.
Après analyse de mes exemples avec le psy, il s'avère que ce sont des choses pour lesquelles mon mari a exprimé sa désapprobation. Mais ce sont des choses, des situations, qui ne le concernent pas directement. Il a été intrusif en me disant c'est pas bien de - ou il ne faut pas que, ou je ne souhaite pas que tu continues de cette manière à - faire ci ou ça, comme on le dirait à... un enfant ! Une fois de plus, la situation se retourne. Mon mari m'a mise dans une position d'enfant. Et j'y ai répondu comme un enfant (faire en cachette).
J'ai dit au psy que j'avais trouvé la solution pour ne plus avoir à faire les choses en cachette : expliquer à mon mari que cette chose que je fais, et qu'il critique, ne le concerne pas directement. Que c'est mon affaire, donc que je ferai comme je l'entends, même s'il n'est pas d'accord. Mon mari m'a entendue et a reconnu que j'avais raison.
Il m'arrive encore parfois d'avoir le réflexe de cacher ce que je fais quand mon mari entre dans la pièce, mais, dans la seconde qui suit, mon cerveau dit "non, je ne me cache plus !".
Le psy m'a félicitée d'avoir autant progressé.
Il m'a demandé si j'avais fait d'autres progrès encore.
Je lui ai raconté une engueulade avec mon beau-père. J'ai osé lui tenir tête. Il a médit sur mon mari et moi, il m'a menti éhontément. Je lui ai dit que je réfutais ce qu'il disait. Il m'a prise de haut. Je lui ai demandé de ne pas me parler comme il le faisait, parce que je n'étais pas une enfant de 8 ans. Ça n'a pas arrangé la situation entre mon beau-père et nous, mais si je n'avais rien dit, cela aurait été largement pire.
Le psy m'a félicitée et m'a encouragée à continuer à m'affirmer.

Je lui ai demandé pourquoi cela a mis aussi longtemps à se débloquer. Depuis toutes ces années qu'on se voit, je ne commence que maintenant à m'affirmer.
Il m'a expliqué que nous avions d'abord travaillé sur la phobie sociale, qui était ma demande. Les problèmes d'affirmation dans le couple, il ne les a dépistés que tardivement, quand j'ai été capable de trouver ces situations anormales. Comme cela avait été dans mon comportement habituel de tout temps, au début de la thérapie, je n'en parlais pas. Il ne peut que se fier aux paroles des patients, s'il n'y a pas de demande et si rien ne transparait, il ne peut pas déterminer qu'il y a un problème.

Commentaires

  • J'ai aussi la tendance à ma comporter comme une enfant avec les gens, parce que pour moi quelque part, ca me décharge de mes responsabilités... Disons que c'est plus simple pour moi de faire l'enfant, quand je fais un caprice ou que je dois dire que je ne sais pas faire telle ou telle chose, c'est mieux accepté de la part d'une "gamine". Et c'est aussi plus difficile (et triste) d'expliquer que voila, je suis adulte mais je ne sais pas faire grand chose, et j'ai parfois un grand besoin d'être chouchoutée, pour qu'on me montre qu'on tient à moi...
    Depuis quelques temps, j'ai pourtant essayé de changer un peu : j'arrive a demander à apprendre plutôt que me limiter au "je sais pas faire", et à dire que j'ai besoin d'attention quand ca ne va pas, plutôt que quémander un cadeau ou autre... J'ai été surprise de voir tout ce que ca a changé ! Comme ton mari, la plupart des gens sont compréhensifs, quand on arrive à leur expliquer ce qui nous gêne... Mais pas tous, malheureusement. Difficile de changer des habitudes de comportement vieilles de plusieurs années, mais je vois que tu t'en sors très bien ! Bravo, et bon courage pour la suite :)

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