26 novembre 2009
Syndrome de sevrage aux antidépresseurs
Le psy a oublié de me renouveler mes anti-dépresseurs, une fois de plus. Il a déjà oublié, et à chaque fois, il a fallu que je retourne le voir pour récupérer l'ordonnance, parce qu'il refuse d'envoyer ses ordonnances par la poste.
Je lui ai dit (j'ai réussi) que c'était son job de me les prescrire, c'est lui le psy, ce n'est pas à moi de le lui rappeler. Il a répondu que lui ne pouvait pas savoir où j'en étais dans mes médicaments, que c'est à moi delui demander quand je n'en ai plus. Mouais.
Ces derniers temps, je me sentais bien. J'ai donc décidé d'arrêter le traitement, vu que je le prends depuis plusieurs années maintenant et que cela fait des mois que je n'ai plus eu de symptômes dépressifs. Je ne susi pas retournée le voir pour avoir mon ordonnance.
J'ai donc arrêté net. Chose qu'il ne faut surtout pas faire, il faut arrêter progrssivement, je le sais. D'autant que vu l'ineffciacité de ma précédente psy, j'ai eu besoin de passer à la dose maximale avec elle. Je suis donc passée de la dose maximale à rien du tout, parce que je n'ai plus pensé au risque du syndrome de sevrage.
La première semaine, tout allait bien. C'est au cours de la deuxième semaine de sevrage que j'ai commencé à me sentir mal. Vertiges, irritabilité. J'ai cru avoir un problème de tension artérielle. Au bout de plusieurs jours de vertiges, j'ai pris rdv avec mon généraliste. Entre temps, j'ai compris ce qui se passait quand j'ai eu le sentiment de revivre mon arrêt du tabac. C'est un syndrome de sevrage, beaucoup plus fort que pour la clope, mais c'est la même chose.
Et puis j'avais rdv avec le psy avant le rdv avec le généraliste.
Le psy a halluciné quand je lui ai raconté ce qui se passait. Il ne m'a pas donné le sentiment de s'être remis en question. C'est tout de même de sa faute si au départ je me suis retrouvée sans ordonnance. Il a dédramatisé et a calculé que je n'en avais plus que pour quelques jours de désagrément.
J'ai ensuite vu mon généraliste, qui m'a prescrit la dose minimale de ces antidépresseurs pour amoindrir le syndrome de sevrage. Je vais prendre cette dose quelques semaines, puis la diminuer par deux sur les semaines suivantes, puis arrêter totalement si tout va bien. Il était plutôt outré de l'attitude de mon psy. Je dois dire que je le rejoins dans ce sens.
Au bout de deux jours avec la dose minimale des antidépresseurs, les vertiges avaient disparu et l'irritabilité aussi. Par contre, j'ai fait un petit retour de manivelle : anxiété, tristesse pendant 3-4 jours, probablement dûs au fait que je n'avais plus eu de traitement pendant 2 semaines.
AUjourd'hui ça va. On verra comment cela se passe en diminuant la dose.
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07 novembre 2009
28ème séance
Je suis arrivée à la séance sans avoir fait l'agenda de mes crises d'angoisse que le psy m'avait demandé. Je n'en avais fait qu'une en trois semaine. L'avant veille au soir.
Cela m'a permis d'une part de me rendre compte qu'une crise d'angoisse en 3 semaine, c'est pas beaucoup ; et d'autre part, cela m'a permis de parler au psy d'un point de ma vie privée que je n'avais pas encore réussi à évoquer avec lui et qui était le sujet de la crise d'angoisse.
Le psy a proposé que nous travaillions sur ce point, avec méthode, comme d'habitude. Il m'a donné un objectif à remplir pour la prochaine fois.
Et il a oublié de me renouveler l'ordonnance pour les anti-dépresseurs, comme d'habitude.
16:57 Publié dans La thérapie, Les séances | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : phobie, sociale, anxiété, thérapie, cognitive, comportementale
18 octobre 2009
27ème séance
A cette séance, je suis arrivée tendue. Une crise d'angoisse me tenait le ventre depuis quelques heures.
Le psy m'a fait faire un exercice destiné à désamorcer les crises d'angoisse. Le principe est de se repasser la journée minute par minute pour trouver le moment où on a commencé à me mal être et ainsi comprendre ce qui l'a déclenché pour mieux le relativiser. Les anxieux sont ceux qui n'ont pas cette démarche naturellement et ont la sensation d'avoir été anxieux toute la journée sans savoir pour quelle raison.
Après m'avoir fait constater que la démarche faisait tomber le niveau d'anxiété, le psy m'a demandé d'appliquer cette technique à l'avenir et de faire un agenda de mes crises d'angoisses pour la prochaine fois.
10:38 Publié dans La thérapie, Les séances | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : phobie, sociale, anxiété, thérapie, cognitive, comportementale
05 octobre 2009
26ème séance avec le recul
J'ai l'impression que mes problèmes liés à la phobie s'estompent et laissent place à d'autres.
Aurais-je réussi à m'en débarrasser ?
Ou bien est-ce que mes autres préoccupations ont pris le dessus momentanément ?
08:52 Publié dans La thérapie, Les séances avec le recul | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : phobie, sociale, anxiété, thérapie, cognitive, comportementale
27 septembre 2009
26ème séance
Au cours de cette séance, j'étais déprimée. J'ai pleuré pour la première fois devant ce psy.
Nous avons parlé de l'objet de cette déprime : mon travail. Le sentiment de ne plus faire un travail aussi intéressant que quand j'étais dans le public. D'avoir perdu beaucoup en partant dans le privé : mes projets.
Il a décortiqué ce que j'ai dit et a tout rationalisé, comme à son habitude. Mes projets ne pouvaient plus se concrétiser dans le public. S'ils ont une chance de l'être, c'est dans le privé.
J'ai demandé à ce qu'on se voit plus souvent. Il a rapproché les rendez-vous à 3 semaines.
08:35 Publié dans La thérapie, Les séances | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : phobie, sociale, anxiété, thérapie, cognitive, comportementale
13 juillet 2009
25ème séance
Pas de problème cette fois non plus pour aller voir le psy.
Voici le résultat du questionnaire : +48 sur une échelle qui va de -90 à +90.
Je suis partie de -49, me voilà à +48... Impressionnant. Mais, comme je le dis au psy depuis plusieurs séances, j'ai toujours l'impression d'avoir beaucoup de problèmes, puisque j'ai encore beaucoup de difficultés avec mes proches. Mais là, on sort du postulat.
Ceci-dit, je ressens la différence avec les non-proches et cela me rend la vie plus facile.
En ce qui concerne mes difficultés dans le couple, le psy m'a demandé de réfléchir à la question suivante :
est-ce que mon manque d'initiatives vient de ma phobie ou bien est-ce que c'est dans ma nature.
Je lui ai fait remarquer qu'à la séance précédente, il avait été beaucoup plus catégorique à ce sujet en m'annonçant que mon manque d'envie venait de ma personnalité et non de ma phobie. A cela, il a répondu que je ne lui semblais pas malheureuse ou frustrée comme si j'étais quelqu'un qui a des envies mais qui n'ose pas les dire du fait de sa phobie.
Je lui ai répondu que peut-être qu'avec le temps j'ai appris à taire ces envies et qu'elles se sont éteintes.
Il m'a demandé d'approffondir cette réflexion pour la prochaine fois.
14:49 Publié dans La thérapie, Les séances, L'échelle d'affirmation de soi, Postulat | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : phobie, sociale, anxiété, thérapie, cognitive, comportementale
08 juin 2009
24ème séance
Au cours de la vingt-quatrième séance, nous avons fait le point sur ma santé. Cela va mieux.
Nous pouvons donc avancer.
Le psy m'a donné le questionnaire à remplir à nouveau pour la prochaine fois, pour voir où j'en suis.
Nous avons parlé d'où j'en suis dans ma phobie : je suis débarrassée du postulat à 95%, de ma timidité à timidité 95%.
Il m'a demandé de parler de mes problèmes avec les proches : je suis en plein dedans. J'ai des difficultés avec mon compagnon depuis un moment. Et c'est devenu mon principal souci.
Le psy m'a fait décrire des situations problématiques. Il en a conclu que tout n'est pas lié à ma névrose, qu'il y a des choses qui font partie de ma personnalité. Le fait que mon compagnon attende des changements au sujet de ces choses également va le conduire à une déception. Je n'ai pas que des problèmes liés à ma phobie, j'ai aussi un problème de couple.
Tout n'est pas dû à la phobie...
08:12 Publié dans La thérapie, Les séances, L'échelle d'affirmation de soi, Postulat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : phobie, sociale, anxiété, thérapie, cognitive, comportementale
02 mai 2009
Temps mort
Mardi dernier, j'avais rendez-vous avec le psy en début de matinée. Je n'y suis pas allée, l'angoisse a pris le dessus. Je ne suis pas fière de moi, d'autant que cela repousse le prochain rendez-vous à la fin du mois de mai. Ca m'embête beaucoup de ne pas avoir surmonté l'angoisse pour aller voir le psy. Cela avait fonctionné la fois d'avant.
Le psy a contourné le problème en me donnant rendez-vous un lundi et non un mardi pour la prochaine fois.
On verra.
13:01 Publié dans La thérapie, Les séances | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : phobie, sociale, anxiété, thérapie, cognitive, comportementale
05 avril 2009
23ème séance avec le recul
Le fait d'avoir rendez-vous juste avant le boulot m'a permis de me "remettre sur les rails" et m'a permis de retrouver le rythme la semaine suivante. Cela m'a donné l'impulsion et la volonté de ne pas me recoucher.
Et le fait d'avoir manqué deux mardis sans que personne ne trouve à y redire, en dehors de l'inquiétude qu'ont exprimé mes collègues les plus proches, a fini de me démontrer que cet établissement, voire cette institution, n'est pas digne de l'angoisse qu'il me provoque et me conforte dans le choix que j'ai fait.
En fin de compte, le psy a raison : bien fait pour eux.
10:12 Publié dans La thérapie, Les séances avec le recul | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : phobie, sociale, anxiété, thérapie, cognitive, comportementale
02 avril 2009
23ème séance
La vingt-troisième séance s'est déroulée le matin, juste avant mon travail. Ça tombait bien, les deux mardis précédants je n'avais pas pu m'y rendre en raison de fortes crises d'angoisse et de grande fatique. Je me suis donc levée, et pas recouchée, pour le psy et j'ai pu allez au travail après.
Je l'avais appelé la semaine précédante pour lui faire part du fait que je ne m'étais pas rendue deux mardis de suite à mon travail. Il m'avait conseillé de ne pas hésiter à prendre des anxiolytiques pour passer le cap et être capable d'y aller, et puis de réfléchir à ce qui provoquait cette angoisse, qu'il a qualifié de panique. Pour moi il ne s'agissait pas de crise de panique. Je ne pense pas avoir déjà vécu une crise de panique. Ce doit être beaucoup plus fort que ce que j'ai ressenti déjà.
Comme d'habitude, je n'ai réussi à trouver une explication à mes crises d'angoisse que 5 minutes avant le rendez-vous. J'ai peur que mes collègues ne m'aiment plus. Mes collègues proches, ceux que j'apprécie.
Quand j'ai raconté au psy mes deux jours d'absentéisme, il a dit "bien fait pour eux!". C'est une façon de dédramatiser qui m'a beaucoup plu.
Et puis il m'a expliqué une chose que j'aurai pu formuler moi-même, ceux de mes collègues qui ne comprendraient pas mon choix et m'en voudraient ne mériteraient pas que je m'en fasse pour eux. Ceux qui le méritent sont ceux qui ont compris mon choix.
Ce qui est précisément la réalité.
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